Novembre 2021 : Les expositions à découvrir ce mois-ci dans l’est parisien

À la recherche de sorties culturelles ? Du Marais à Pantin en passant par Belleville, laissez-vous guider à travers notre sélection d’expositions du mois de novembre 2021.

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Camille Benarab-Lopez – Peines perdues

Vernissage le 5 novembre – Pré-ouverture le 6 et 7 novembre, puis du 17 novembre au 18 décembre

Écran 2 (sous le soleil) – Œuvre présentée à la Galerie Chloé Salgado dans le cadre de l’exposition Peines perdues © Camille Benarab-Lopez

« C’est un truisme : nous vivons dans un monde saturé d’images. À quoi bon, alors, en rajouter ? Dans ce supermarché des images, Camille Benarab-Lopez est une glaneuse : à coup de captures d’écran, photocopies et scans aux flous assumés, elle récupère au fil de ses pérégrinations curieuses sur Internet et dans les bibliothèques les représentations des autres. Bouts de photographies, coins de peintures, elle exhume détails et vies minuscules dans de nouvelles matières, et les images rendues plastiques se font sculptures. Jouant de leurs textures, celles-ci s’offrent comme des textes à déchiffrer et des vanités renouvelées : les fleurs se joignent aux coquillages, les archives familiales s’impriment sur des catalogues publicitaires version seventies , ou s’enfouissent, hantises, sous d’obscures tableaux baroques. Matériaux composites et anachronismes féconds se rencontrent alors ad hoc avec une malice surréaliste. […] » — Ysé Sorel

Mercredi à samedi : 14h-19h – Entrée libre

Galerie Chloé Salgado
61 rue de Saintonge, 75003 Paris
galeriechloesalgado.com

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Bouda – Crevette

Du 6 au 27 novembre

Visuel de l’exposition Crevette de l’artiste Bouda © Maela B – Atelier Nanoh

« Bouda expérimente avec une multitude de médiums enseignés par sa mère, tels que l’aquarelle, l’encre de Chine à la plume, et l’acrylique, et trouve son style spontané dans son inspiration principale : la bande dessinée. Son œuvre dépasse cependant le papier puisque Bouda réalise aujourd’hui des fresques parfois monumentales. Elle nous présente ici une série d’œuvres sur son pas d’origine : le Vietnam. Ce projet constitue une quête identitaire parfois douloureuse qui interroge le rapport de l’artiste à son adoption. Chaque tableau est une ode à la vie, puzzle de souvenirs déformés par le temps et les rêves. »

Mardi à samedi : 14h-19h – Entrée libre

Atelier Nanoh
22 rue Jules Vallès, 75011 Paris
nanoh.art

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Eresie – 540

Jusqu’au 22 novembre

Œuvres présentées dans le cadre de l’exposition 540 à 389 La Boutique © Eresie

« Les œuvres qui composent l’exposition 540 sont le résultat d’un processus expérimental de peinture fondé sur des méthodes d’analyse statistiques et de représentations de la plus longue partie d’échecs de l’histoire, jouée en 20h15 entre Ivan Nikolic et Goran Arsovic en 1989. L’artiste constitue une base de données exhaustive au moyen de diagrammes ou de tableurs qu’il transpose dans ses œuvres, les pinceaux deviennent alors les pièces du jeu. La composition des tableaux est ordonnée par des protocoles stricts et préalablement établis dans le but d’illustrer certaines caractéristiques du face à face. A la manière d’une pose longue en photographie, chaque tableau matérialise en une image fixe des mouvements qui s’opèrent dans l’espace et le temps. »

Lundi à samedi : 12h-20h – Entrée libre

389 La Boutique
389 Rue des Pyrénées, 75020 Paris
www.389laboutique.com

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Samuel Fosso Rétrospective

Du 10 novembre au 13 mars

Autoportrait – Série TatiLe Golfeur, 1997 © Samuel Fosso. Courtesy Jean-Marc Patras / Paris

« Né au Cameroun en 1962, Samuel Fosso s’installe à Bangui, en Centrafrique, chez son oncle et débute une carrière de photographe de studio dès l’âge de 13 ans. En dehors de son travail de commande, il se crée une série d’avatars défiant les codes de la représentation. À partir de cette époque, Fosso n’aura de cesse de se réinventer dans des autoportraits qui lui permettent de traverser les frontières, qu’elles soient sociales, géographiques ou temporelles. Cette exposition de plus de 300 tirages rassemble des séries emblématiques et des travaux plus confidentiels, des photographies anciennes et inédites, dans un parcours majoritairement sériel. »

Mercredi à vendredi : 11h-20h – Samedi & Dimanche : 10h-20h – 11€/7€

Maison européenne de la photographie
5/7 Rue de Fourcy, 75004 Paris
www.mep-fr.org

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Marie Havel, Matthieu Kavyrchine, Corentin Lespagnol, et Richard Müller Salon de photo / Artifices

Jusqu’au 10 décembre

Plage de l’Aber – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Salon de photo / Artifices © Corentin Lespagnol – Galerie La Ferronnerie

Description à venir.

Mardi à vendredi : 14h-19h – Samedi : 13h-19h – Entrée libre

Galerie La Ferronnerie
40 rue de la Folie-Méricourt, 75011 Paris
www.galerielaferronnerie.fr

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Constance Labbé & Viviana Morizet Réanimé

Jusqu’au 14 janvier

Exposition en plein air Réanimé sur les murs du Pavillon Carré de Baudouin

À l’heure du premier confinement du printemps 2020, le personnel soignant du service de réanimation de l’hôpital Tenon a accepté d’accueillir pendant deux semaines les photographes Constance Labbé et Viviana Morizet. La touchante exposition sonore née de cette expérience, Réanimé, est à découvrir jusqu’au 14 janvier sur les murs du Pavillon Carré de Baudouin. À travers une série de 17 photographies, les deux artistes nous entraînent dans l’éprouvant quotidien des équipes de réanimation confrontées au premier pic de la crise, illustrant les efforts et l’entraide nécessaires pour faire face à des jours et des nuits sans précédents. Ces œuvres sont accompagnées d’une bande sonore orchestrée par le violoncelliste Mathyas Vj, « qui a composé une musique originale, en y intégrant des sons, des bruits de machines, et une trentaine de témoignages des soignants » enregistrés sur place. — Notre article

En plein air sur les murs extérieurs du Pavillon – Entrée libre

Pavillon Carré de Baudouin
121 rue de Ménilmontant, 75020 Paris
mairie20.paris.fr

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Dean Monogenis Continuous Coast

Du 6 novembre au 15 janvier

Pink Light, 2020 – Œuvre présente dans le cadre de l’exposition Continuous Coast à Xippas Paris © Dean Monogenis, courtesy Xippas

« Dean Monogenis est un artiste américain aux racines grecques qui vit et travaille à Brooklyn. Ses tableaux nous montrent des espaces oniriques où des éléments architecturaux et naturels s’entrelacent. Au milieu de paysages rocheux envahis par la végétation sauvage, on discerne des immeubles modernistes, des échafaudages colorés, des maisons d’architecte imaginaires. Balançant à la frontière entre le réel et le fantastique, les œuvres semblent incarner un état de transition permanent, un dialogue continu entre l’urbanisation et la nature, et forgent une vision utopique à l’allure dystopique. »

Mardi à vendredi : 10h-13h & 14h-19h – Samedi : 10h-19h – Entrée libre

Xippas
108 rue Vieille-du-Temple, 75003 Paris
www.xippas.com

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Georgia O’Keeffe  Rétrospective

Jusqu’au 6 décembre

Georgia O’Keeffe​ – My Front Yard, Summer, 1941​ – Huile sur toile, 50,9 × 76,5 cm​ – Georgia O’Keeffe Museum, Santa Fe. ​Gift of The Georgia O’Keeffe Foundation (2006.5.173) ​- Courtesy Georgia O’Keeffe Museum, Santa Fe © Georgia O’Keeffe Museum / Adagp, Paris, 2021

« Le Centre Pompidou présente la première rétrospective en France de Georgia O’Keeffe (1887 – 1986), l’une des plus grandes figures de l’art nord-américain du XXe siècle. Riche d’une centaine de peintures, dessins et photographies, l’exposition propose un parcours complet à travers sa carrière artistique. Disparue à 98 ans, Georgia O’Keeffe aura traversé l’essentiel des aventures esthétiques du siècle précédent. Dans les années 1920, elle appartient au cercle restreint des inventeurs du modernisme américain, puis participe, dans les années 1930, à la recherche identitaire qui marque les États-Unis, avant de devenir dans les années 1960 une pionnière de la peinture abstraite « hard edge ». Le parcours de l’exposition, délibérément fluide et ouvert, déroule chronologiquement la trajectoire artistique de Georgia O’Keeffe ; des premiers vertiges « cosmiques » que lui inspire l’immensité des plaines texanes en 1910, aux métropoles et aux paysages ruraux de l’État de New York des années 1920-1930, jusqu’au Nouveau Mexique, où elle s’établit définitivement après la Seconde Guerre mondiale. »

Mercredi à lundi : 11h-21h (23h le jeudi) – 14€/11€/0€

Centre Pompidou
Place Georges Pompidou, 75004 Paris
www.centrepompidou.fr

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Anne-Cécile Surga  À corps perdu

Jusqu’au 20 novembre

Œuvres présentées dans le cadre de l’exposition À corps perdu à la galerie Sabine Bayasli – Anne-Cécile Surga

« Le chaos, état de confusion et de désordre absolu que seul le créateur parvient à maîtriser, désigne aussi un entassement naturel de rochers. L’artiste Anne-Cécile Surga ne cache pas son attrait pour les curiosités minéralogiques comme les grottes de l’Ariège (région dans laquelle elle a établi son atelier) et l’art pariétal. C’est ainsi dans le marbre qu’Anne-Cécile Surga a choisi de matérialiser les affres de son chaos intérieur. […] L’idée qui sous-tend ce travail est également celle de la grande fragilité de notre corps. De même, la dureté du bloc de marbre ne doit pas faire oublier que le moindre éclat entaillera la pierre. Ce spectre de la finitude renforce la nécessité pour l’artiste de transcender ses œuvres en objets réellement signifiants, restaurant ainsi le rapport magique de l’homme à l’œuvre d’art comme dans les arts dits ‘premiers’. » — Elisa Gauthier

Mardi à samedi : 12h-19h – Entrée libre

Galerie Sabine Bayasli
99 rue du Temple, 75003 Paris
galeriesabinebayasli.com

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Éloi Valat Dessiner la Commune

Du 6 novembre au 18 décembre

Extrait – Les Femmes de la Commune © Éloi Valat

« Éloi Valat est un artiste auteur de plusieurs livres consacrés à la Commune : Le Journal de la Commune, L’Enterrement de Jules Vallès, La Semaine sanglante de la Commune de Paris, Louises, les femmes de la Commune, et l’essai Dessiner la Commune. L’exposition, dont le titre fait écho à cette dernière parution, présente 30 dessins originaux encadrés. Le principe de réalisation des dessins en une seule jetée est l’amorce d’une réflexion sur les images et les représentations de l’Histoire. Dessiner la Commune est accompagnée d’un film commenté de 18 minutes. »

Lundi à samedi : 8h30-17h (19h30 le jeudi) – Entrée libre

Mairie du 20e arrondissement
Place Gambetta, 75020 Paris
faisonsvivrelacommune.org

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Jeanne Vicerial – Clinique vestimentaire

Jusqu’au 14 novembre

Œuvres issues de la série Quarantaine vestimentaire, présentée dans le cadre de l’exposition Clinique vestimentaire aux Magasins généraux © Jeanne Vicerial & Leslie Moquin

« Pour cette première présentation personnelle de son travail, Jeanne Vicerial s’installe aux Magasins généraux pour y implanter sa Clinique vestimentaire : un immense laboratoire dédié à la réflexion autour du corps et du vêtement. À la croisée du design, de l’artisanat, de la mode, de l’art et des sciences, elle y présente ses dernières recherches et créations, ainsi qu’un programme de performances, d’ateliers, de rencontres, et un colloque. Elle continue également de créer sur place, initiant dans cet atelier éphémère de nouveaux projets et de nouvelles collaborations. »

Mercredi à dimanche : 14h-20h – Exposition et événements en entrée libre

Magasins généraux
1 rue de l’Ancien Canal, 93500 Pantin
magasinsgeneraux.com

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Seula Yi – Blue in City

Du 4 novembre au 22 janvier

Œuvres présentées à la Slow Galerie dans le cadre de l’exposition Blue in City © Seula Yi – Slow Galerie

« Seula est une amoureuse des villes. En grande voyageuse, elle bat le pavé d’Est en Ouest, du Nord au Sud, elle s’arrête dans des mégalopoles, aux longs trottoirs, aux tours immenses, aux ponts qui enjambent des eaux pas toujours limpides. New York, Londres, Berlin, Seoul… Dans ces villes tentaculaires qui nous gardent en otage comme des pieuvres géantes, Seula dessine le jour, dessine la nuit, dessine les saisons qui se suivent et les gens qui y vivent. Mais aussi et surtout, dans ses peintures à la gouache et à l’aquarelle, elle transpose avec une infinie douceur, la poésie et la beauté du monde urbain. »

Lundi à samedi : 11h-19h – Entrée libre

Slow Galerie
5 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris
www.slowgalerie.com

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Also Known As Africa (AKAA)

Du 12 au 14 novembre

With Desire, 2021 – Œuvre présentée dans le cadre de l’événement Also Known As Africa au Carreau du Temple © Cinthia Sifa Mulanga – African Arty

« Pour la sixième édition, AKAA investit la Halle du Carreau du Temple avec une sélection toujours plus pointue de galeries d’art pour exposer les œuvres des artistes les plus dynamiques du continent africain et de ses diasporas. Avec 35 galeries participantes et 100 artistes présents, venus des quatre coins du monde, AKAA s’est érigé en événement incontournable pour les collectionneurs, professionnels et amateurs d’art contemporain. Cette année, les Rencontres AKAA proposeront une programmation culturelle intitulée « À rebrousse-temps ». Après l’expérience d’un temps latent cette dernière année, le réapprentissage de l’attente fut contraint et nous aura appris à apprécier la juste valeur des choses, des êtres et de l’environnement qui nous entourent. »

Vendredi & samedi : 12h-20h – Dimanche : 12h-18h – 16€/8€

Carreau du Temple
4 rue Eugène Spuller, 75003 Paris
akaafair.com

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Un.e Air.e de famille

Jusqu’au 8 novembre

Figures 1861Natural History of Mankind – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Un.e Air.e de famille au Musée d’art et d’histoire Paul Éluard © Malala Andrialavidrazana – Cnap

« Présentée dans le cadre de la Saison Africa2020, l’exposition Un.e Air.e de famille invite à penser avec l’art afro-diasporique depuis le musée d’art et d’histoire Paul Eluard de Saint-Denis. Elle révèle l’engagement anticolonial des surréalistes et autres artistes des collections du musée dont les œuvres entrent en dialogue avec les pratiques artistiques contemporaines de treize artistes femmes d’Afrique et de ses diasporas : Laeïla Adjovi, Eliane Aisso, Malala Andrialavidrazana, Yto Barrada, les soeurs Chevalme, Nadia Kaabi-Linke, Katia Kameli, Kapwani Kiwanga, Tuli Mekondjo, Otobong Nkanga, Owanto, Thania Petersen, et Euridice Zaituna Kala. Faisant dialoguer œuvres historiques et contemporaines, l’exposition explore les thèmes du rapport à l’autre, de la mémoire, des cartographies, des migrations ou encore des spiritualités et de l’engagement post-colonial. »

Lundi, mercredi & vendredi : 10h-17h30 – Jeudi : 10h-20h – Samedi & dimanche : 14h-18h30 – 5€/3€/0€

Musée d’art et d’histoire Paul Éluard
22 bis rue Gabriel Péri, 93200 Saint-Denis
musee-saint-denis.com

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Festival au Carré

Jusqu’au 11 décembre

Pavillon Carré de Baudouin © Paris Lights Up

« Au programme : de la musique, du théâtre, de la danse, des expositions, de l’art urbain, des projections et des ateliers pour les enfants. Cet événement ouvert à toutes et à tous est aussi l’occasion de découvrir la création artistique locale à travers des performances variées et pour la plupart inédites. Au rez-de-chaussée, l’exposition Territoires d’artistes rassemble les Ateliers du Père Lachaise Associés, les Ateliers des Artistes de Belleville et les Artistes de Ménilmontant, qui présenteront au total près d’une centaine d’œuvres. Le premier étage accueillera en continu les installations et performances de plusieurs artistes : Le Salon volant d’Alexis Paul, Ecologie culturelle de la street artist Rouge, et les diffusions de courts-métrages de l’association Plus Loin. La programmation comprend également des ateliers, conférences, et spectacles de danse et de théâtre. »

Mardi à samedi : 14h-18h (19h le jeudi) – Entrée libre

Pavillon Carré de Baudouin
121 rue de Ménilmontant, 75020 Paris
www.pavilloncarredebaudouin.fr

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Rencontres inattendues

Jusqu’au 15 décembre

0804.0812 Translation – Œuvre présentée à la médiathèque Marguerite Duras (Paris 20e) dans le cadre des Rencontres inattendues – © Yvan Salomone – Fonds d’art contemporain – Paris Collections

« Le Fonds d’art contemporain – Paris Collections s’invite dans l’espace public du 4 octobre au 15 décembre 2021. Plus de 80 œuvres sont exposées dans les lieux du quotidien. Que la découverte soit inattendue ou non, le désir à l’origine de cette exposition est de provoquer la rencontre, inédite, entre des œuvres de la collection du fonds et le grand public, Parisiennes et Parisiens qui ne connaissent pas encore ce patrimoine commun. Le pari est de présenter dans tout Paris, dans une quarantaine de lieux fréquentés au quotidien par leurs usagers, des œuvres contemporaines, de tous médiums confondus – peinture, sculpture, photographie, arts graphiques, vidéo, installations. »

Horaires en fonction des lieux – Plusieurs œuvres exposées en plein air – Entrée libre

Paris
Nombreux lieux
quefaire.paris.fr

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Visages du monde ouvrier (1880-1940)

Jusqu’au 29 janvier

Personnel des Aciéries de Longwy, Meurthe-et-Moselle, 1899 © Photographie : De Jongh frères – Courtesy galerie Lumière des roses

« À l’aube du XXe siècle, le travail photographié est essentiellement le fait d’une mise en scène qui tend à montrer une image idéalisée des ouvriers définis uniquement par leur tâche et leurs outils. Or, par la qualité de présence des travailleurs, la dignité de leur maintien, l’intensité de leur regard, la photographie échappe à l’intention du commanditaire. Finalement, au-delà des détails qui nous renseignent sur la condition ouvrière, ce qui retient notre attention, nous fascine, ce sont les visages, ce lieu du corps où se loge la personnalité, cette partie la plus unique et irremplaçable de l’individu. Tout comme la photographie, le visage est une surface sensible sur laquelle viennent s’imprimer des traces durables. L’ouvrier porte sur la figure les marques du travail, mais en même temps son visage, par sa singularité et son mystère, se dérobe sans cesse à celui qui veut le réduire à un objet. » — Marion & Philippe Jacquier

Mercredi à samedi : 14h-19h – Entrée libre

Galerie Lumière des roses
12-14 rue Jean-Jacques Rousseau, 93100 Montreuil
lumieredesroses.com

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Illustration (recadrée) :
With Desire, 2021 – Œuvre présentée dans le cadre de l’événement Also Known As Africa au Carreau du Temple
© Cinthia Sifa Mulanga – African Arty

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