Au Carreau du Temple, le salon AKAA met à l’honneur la création contemporaine africaine

Pour sa sixième édition, le salon Also Known As Africa réunit 35 galeries et plus de 130 artistes du continent africain et de ses diasporas. Cet événement qui tient une fois encore toutes ses promesses est à retrouver du vendredi 12 au dimanche 14 novembre sous la halle du Carreau du Temple.

Après une pause contrainte l’an dernier, le salon retrouve son écrin du Haut-Marais pour un rafraîchissant panorama de l’art contemporain africain, des artistes établis aux nouvelles signatures les plus remarquées du continent. Si le prolongement de la crise sanitaire a logiquement entraîné une légère réduction du nombre d’exposants, en particulier du côté des galeries qui ne disposent pas d’une adresse européenne, la richesse créative du salon apparaît plus que jamais au rendez-vous.

L’édition 2021 d’AKAA témoigne d’ailleurs d’un constant renouvellement, mis en évidence par ce format plus intime, avec « une dizaine de nouvelles galeries venues d’Égypte, d’Algérie, d’Afrique du Sud, de Côte d’Ivoire », se félicite la fondatrice du salon Victoria Mann. Plusieurs talents émergents seront par ailleurs présentés grâce à un partenariat avec le festival Congo Biennale, sans oublier de précieuses contributions dévoilées par la maison Bonhams.

Peinture, photographie, dessin, sculpture, collage : les amateurs de culture auront de nouveau l’embarras du choix devant la diversité et la vitalité des œuvres mises en avant cette année. Parmi les coups de pinceau qui ont attisé notre curiosité et notre intérêt lors de la visite inaugurale, citons les portraits surréalistes du Sud-Africain Lerato Motaung (THK Gallery – Cape Town), les mystérieux huis-clos féminins de la Congolaise Cintha Sifa Mulanga et les surprenantes natures mortes de Maya-Inès Touam (African Arty – Casablanca), ou encore l’univers naturaliste du Portoricain Rafael Trelles (October Gallery – Londres).

Côté photographie, pas besoin de se rendre jusqu’au Champ de Mars pour faire de belles découvertes en cette fin de semaine ! Le salon AKAA présente ainsi un échantillon des œuvres poétiques du Zimbabwéen Tatenda Chidora (BHhz Gallery – Johannesburg), des portraits au charme baroque de Delphine Diallo (Fisheye Gallery – Paris), des compositions audacieuses de l’artiste angolaise Lola Keyezua (Movart – Lisbonne & Luanda) et du Soudanais d’origine égyptienne Amado Alfadni (Motion Art Gallery – Le Caire), ainsi qu’une série signée par la figure de la photographie camerounaise Angèle Etoundi Essamba (Galerie Carole Kvasnevski – Paris).

On peut également se féliciter de la première participation à l’événement de la galerie algérienne Rhizome, qui présente notamment une remarquable série de tableaux du jeune artiste Mehdi Djelil, originaire de la ville kabyle de Makouda. Le salon AKAA fait cette année l’objet d’un ouvrage, À rebrousse-temps, fruit d’échanges et de réflexions artistiques sur ces deux dernières années qui ont marqué la création contemporaine. Un cycle de conférences animera par ailleurs l’espace Rencontres AKAA du Carreau du Temple chaque après-midi.

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– Retrouvez notre article : les expositions à découvrir en novembre 2021 dans l’est parisien –

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Vendredi 12 & samedi 13 novembre : 12h-20h – Dimanche 14 novembre : 12h-18h
Tarifs : 16€/8€

Carreau du Temple
4 rue Eugène Spuller, 75003 Paris
akaafair.com

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Photographie : vue du stand de la galerie BKhz (Johannesburg) au salon AKAA 2021
© Tatenda Chidora / © Wonder Buhle

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