Janvier 2022 : Les expositions à découvrir ce mois-ci dans l’est parisien

Et si on profitait de cette rentrée 2022 pour s’accorder une petite escapade culturelle ? Du Marais à Belleville en passant par République et le canal Saint-Martin, laissez-vous guider à travers notre sélection d’expositions du mois !

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Maria Barrio – Niña : une peinture de genres

Jusqu’au 15 janvier

Œuvre issue de la série Corazones présentée à la Galerie DerniersJours dans le cadre de l’exposition Niña : une peinture de genres © Maria Barrio

« Maria Barrio explore l’enfance avec une exposition autobiographique qui sert non seulement à reconstruire en images des moments de sa vie, à extraire de la mémoire des paysages spatiaux, émotionnels, ainsi que sonores, mais aussi à signaler au spectateur et à celui qui décide de regarder en détail, ce que peuvent constituer les expériences d’une fille, d’une fille latino-américaine, d’une fille universelle. Résistance d’une fille, résistance de l’esprit, résistance par et à travers l’art. Le doigt et le pinceau servent ainsi non seulement à recréer et récupérer, à puiser dans le passé, mais aussi à montrer, pointer et dénoncer. » — Maria Elvira Alvarez Gimenez

Mercredi à vendredi : 14h-19h – Samedi : 13h-19h – Entrée libre

Galerie DerniersJours
5 rue Saint-Blaise, 75020 Paris
derniersjourscom.wordpress.com

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Dominique Bertail, Jean-David Morvan, et Madeleine Riffaud – Madeleine, résistante

Jusqu’au 15 février

Extrait de Madeleine, résistante © Dominique Bertail, Jean-David Morvan, et Madeleine Riffaud – Aire Libre – Dupuis

Le 23 août 1944, durant la Libération de Paris, la résistante Madeleine Riffaud conduit une attaque victorieuse contre un train allemand aux environs du tunnel des Buttes-Chaumont. Ce jour est également celui de son vingtième anniversaire. Après la Libération, elle poursuivra ses combats en tant que journaliste pour Ce Soir, Vie ouvrière, puis à L’Humanité. Également poète, Madeleine Riffaud témoigne à partir de 1994 de ses expériences dans la Résistance, dans la lignée de Lucie et Raymond Aubrac. On la retrouve ainsi dans les salles de classe parisiennes, ou plus récemment dans des reportages télévisés et documentaires. Publié cette année aux éditions Aire Libre – Dupuis d’après un scénario co-écrit avec Jean-David Morvan et accompagné de dessins de Dominique Bertail, le récit illustré de sa vie vient d’être distingué par le prix Goscinny. Dans le cadre du festival d’Angoulême, et après une exposition au parc des Buttes-Chaumont fin 2021, la gare d’Austerlitz accueille jusqu’à la mi-février une série de planches grand format tirées de l’ouvrage Madeleine, résistante. — Notre article sur Madeleine Riffaud

En plein air et dans le hall de la gare – Entrée libre

Gare d’Austerlitz
Quai d’Austerlitz, 75013 Paris

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Michèle Cirès-Brigand, Frédéric Coché, Gabriel Folli, Soo-Kyoung Lee, Laurence Papouin, et Jérôme Touron Il était une foi(s)

Du 5 au 22 janvier

BR 21 © Soo Kyoung Lee / PP © Laurence Papouin – Œuvres présentées dans le cadre de l’exposition Il était une foi(s)… à la galerie La Ferronnerie

« Pour Il était une foi(s)…, la galerie la Ferronnerie propose un ensemble d’œuvres pouvant évoquer, non sans dérision, la période des fêtes de Noël, telle cette emblématique cathédrale de Brasilia, dessinée au fusain par Gabriel Folli sur un plan d’architecte jauni, ou bien l’eau-forte de Frédéric Coché Le Septième jour, angélique et grinçant, où un aréopage d’anges encadre les actions belliqueuses des humains. Puis on retrouvera les cieux épurés et symboliques de Jérôme Touron, accompagnés des reliefs pliés, colorés de Laurence Papouin, comme l’écho d’ une iconographie liée au décorum religieux. Les peintures aux couleurs vives de Soo Kyoung Lee, ponctuées de tracés noir, ne sont pas sans rappeler l’art du vitrail. Quant à Michèle Cirès-Brigand, elle relie subtilement la gestuelle de mains, inspirée de peintures de Piero della Francesca, avec de simples textos, bribes de notre quotidien… »

Mardi à vendredi : 14h-19h – Samedi : 13h-19h – Entrée libre

Galerie La Ferronnerie
40 rue de la Folie-Méricourt, 75011 Paris
www.galerielaferronnerie.fr

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Samuel Fosso Rétrospective

Jusqu’au 13 mars

Autoportrait – Série TatiLe Golfeur, 1997 © Samuel Fosso. Courtesy Jean-Marc Patras / Paris

« Né au Cameroun en 1962, Samuel Fosso s’installe à Bangui, en Centrafrique, chez son oncle et débute une carrière de photographe de studio dès l’âge de 13 ans. En dehors de son travail de commande, il se crée une série d’avatars défiant les codes de la représentation. À partir de cette époque, Fosso n’aura de cesse de se réinventer dans des autoportraits qui lui permettent de traverser les frontières, qu’elles soient sociales, géographiques ou temporelles. Cette exposition de plus de 300 tirages rassemble des séries emblématiques et des travaux plus confidentiels, des photographies anciennes et inédites, dans un parcours majoritairement sériel. »

Mercredi à vendredi : 11h-20h – Samedi & Dimanche : 10h-20h – 11€/7€

Maison européenne de la photographie
5/7 Rue de Fourcy, 75004 Paris
www.mep-fr.org

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Constance Labbé & Viviana Morizet Réanimé

Jusqu’au 14 janvier

Exposition en plein air Réanimé sur les murs du Pavillon Carré de Baudouin

À l’heure du premier confinement du printemps 2020, le personnel soignant du service de réanimation de l’hôpital Tenon a accepté d’accueillir pendant deux semaines les photographes Constance Labbé et Viviana Morizet. La touchante exposition sonore née de cette expérience, Réanimé, est à découvrir jusqu’au 14 janvier sur les murs du Pavillon Carré de Baudouin. À travers une série de 17 photographies, les deux artistes nous entraînent dans l’éprouvant quotidien des équipes de réanimation confrontées au premier pic de la crise, illustrant les efforts et l’entraide nécessaires pour faire face à des jours et des nuits sans précédents. Ces œuvres sont accompagnées d’une bande sonore orchestrée par le violoncelliste Mathyas Vj, « qui a composé une musique originale, en y intégrant des sons, des bruits de machines, et une trentaine de témoignages des soignants » enregistrés sur place. — Notre article

En plein air sur les murs extérieurs du Pavillon – Entrée libre

Pavillon Carré de Baudouin
121 rue de Ménilmontant, 75020 Paris
mairie20.paris.fr

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Vivian Maier Saisir l’inattendu

Jusqu’au 5 février

Chicago, 1962 – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Saisir l’inattendu à la galerie Les Douches © Vivian Maier – Les Douches La Galerie

L’histoire de Vivian Maier est à la fois triste et fascinante : elle qui travailla pendant 40 ans comme nourrice et gouvernante vit son immense talent pour la photographie ignoré toute sa vie durant. Elle mit à profit ses trajets à travers les rues de Chicago, New York ou Los Angeles pour réaliser pas moins de 120 000 négatifs dont la plupart ne furent jamais développés, la découverte de leur valeur artistique coïncidant avec son décès en 2009 à l’âge de 83 ans. Les Douches présentent ici une série de photographies pour la plupart inédites de la désormais célèbre anonyme – une rue lui rend d’ailleurs hommage dans le 13e arrondissement depuis novembre dernier. Principalement réalisés entre les années 50 et 70, ces clichés témoignent de la vision unique de Vivian Maier. Si elle est aujourd’hui principalement connue pour ses portraits en noir et blanc, l’exposition Saisir l’inattendu démontre que le réalisme poétique de la mystérieuse photographe se traduit tout aussi bien en couleurs.

Mercredi à samedi : 14h-19h

Les Douches La Galerie
5 rue Legouvé, 75010 Paris
lesdoucheslagalerie.com

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Aloïs Marignane Paris 19e

Jusqu’au 31 janvier

Détails de La Villette et Pont de Crimée– Œuvres extraites de la série Paris 19e © Aloïs Marignane

Bonne nouvelle pour toutes celles et tous ceux qui aiment l’est parisien : après avoir illustré les quartiers du 20e dans une série d’affiches pleines de vie, l’artiste Aloïs Marignane traverse la rue de Belleville avec un autre projet consacré au 19e arrondissement voisin ! Des Buttes-Chaumont à la Villette en passant par la place de Stalingrad et le pont levant de la rue de Crimée, cette collection qui réunit six lieux emblématiques du nord-est de la capitale est présentée au café L’Atalante, sur les quais du canal de l’Ourcq. — Notre article-entretien

Lundi : 17h-0h – Mardi à jeudi : 17h-1h30 – Vendredi et samedi : 12h-1h30 – Dimanche : 12h-0h

L’Atalante
26 quai de la Marne, 75019 Paris
Événement FB

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Dean Monogenis Continuous Coast

Jusqu’au 15 janvier

Pink Light, 2020 – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Continuous Coast à Xippas Paris © Dean Monogenis – Courtesy Xippas

« Dean Monogenis est un artiste américain aux racines grecques qui vit et travaille à Brooklyn. Ses tableaux nous montrent des espaces oniriques où des éléments architecturaux et naturels s’entrelacent. Au milieu de paysages rocheux envahis par la végétation sauvage, on discerne des immeubles modernistes, des échafaudages colorés, des maisons d’architecte imaginaires. Balançant à la frontière entre le réel et le fantastique, les œuvres semblent incarner un état de transition permanent, un dialogue continu entre l’urbanisation et la nature, et forgent une vision utopique à l’allure dystopique. »

Mardi à vendredi : 10h-13h & 14h-19h – Samedi : 10h-19h – Entrée libre

Xippas
108 rue Vieille-du-Temple, 75003 Paris
www.xippas.com

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Aurélia Peñafiel Les Fourmis

Du 13 au 23 janvier

Carnaval – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Les Fourmis à la galerie des AAB © Aurélia Peñafiel

« Née en 1982 d’un père chilien et d’une mère française, tous deux artistes sculpteurs, Aurélia Peñafiel a une enfance placée sous le signe de la créativité et se façonne tout naturellement son propre univers artistique. C’est en 2005 à Salvador, dans le nord-est du Brésil, qu’elle prend des cours de gravure et de peinture aux beaux-arts de l’université fédérale de la région de Bahia. Depuis une quinzaine d’années, elle affine son trait, affirmant son identité artistique et expose dans plusieurs pays en individuelle ou en collectif. Dans l’exposition Les Fourmis seront présents, sur un fond festif, un foisonnement d’oiseaux inquiétants, de fourmis rêveuses, de foules étouffées, d’âmes solitaires … Un monde imaginaire qui passe des rires aux larmes, des cris au silence et de la lumière à l’obscurité le temps d’une danse, d’une désarticulation. »

Jeudi à dimanche : 14h-19h – Entrée libre

Galerie des Ateliers d’artistes de Belleville
1 rue Francis Picabia, 75020 Paris
ateliers-artistes-belleville.fr

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Julian Simon – Softspots

Du 15 janvier au 19 février

I’m Ok, 2021 – Œuvre présentée à la Galerie Chloé Salgado dans le cadre de l’exposition Softspots © Julian Simon

« Né en 1994 à Cologne, Julian Simon vit à Berlin, où il étudie à l’Académie des Beaux-Arts Weißensee depuis 2016 dans le département de peinture. Il y a développé une peinture à l’huile à la touche réaliste, qu’il travaille selon une technique proche du fa presto – une pratique originaire du 17e siècle en Italie, qui consiste à peindre rapidement, sur un fond préalablement coloré, afin d’obtenir un résultat spontané et expressif. Pour ses compositions, Julian prend des photographies argentiques de ses proches sur le vif. Mais, sensible à l’hyperconnectivité, à la surexposition, et à la surconsommation d’images, Julian ne s’intéresse qu’aux photographies qui seraient habituellement rejetées, car mal cadrées, surexposées, floues ou présentant des aberrations chromatiques, avant de les transposer librement sur toile. […] Oscillant ainsi entre rêve et réalité, Julian offre avec Softspots un regard intime et décalé sur l’ambiguïté de la jeunesse – à la fois exaltée et désemparée. »

Mercredi à samedi : 14h-19h – Entrée libre

Galerie Chloé Salgado
61 rue de Saintonge, 75003 Paris
galeriechloesalgado.com

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Seula Yi – Blue in City

Jusqu’au 22 janvier

Œuvres présentées à la Slow Galerie dans le cadre de l’exposition Blue in City © Seula Yi – Slow Galerie

« Seula est une amoureuse des villes. En grande voyageuse, elle bat le pavé d’est en ouest, du nord au sud, elle s’arrête dans des mégalopoles, aux longs trottoirs, aux tours immenses, aux ponts qui enjambent des eaux pas toujours limpides. New York, Londres, Berlin, Seoul… Dans ces villes tentaculaires qui nous gardent en otage comme des pieuvres géantes, Seula dessine le jour, dessine la nuit, dessine les saisons qui se suivent et les gens qui y vivent. Mais aussi et surtout, dans ses peintures à la gouache et à l’aquarelle, elle transpose avec une infinie douceur, la poésie et la beauté du monde urbain. »

Lundi à samedi : 11h-19h – Entrée libre

Slow Galerie
5 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris
www.slowgalerie.com

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L’Enfer

Jusqu’au 15 janvier (fermeture jusqu’au 2 janvier)

Nostri Caeci Inferni III – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition L’Enfer à la galerie Sabine Bayasli © Magdalena Lamri

« À l’initiative de la galerie Sabine Bayasli, le peintre Olivier Masmonteil signe son premier commissariat d’exposition et réunit une cinquantaine d’artistes invités à imaginer leur ‘Enfer’, en référence aux anciennes sections de bibliothèques dédiées aux livres et aux œuvres interdites ou immorales. Axée majoritairement sur des petits formats, l’exposition recrée l’atmosphère d’un boudoir intimiste, dans lequel l’œil se glisse au plus près des œuvres. Dessins érotiques, peintures obscènes, sculptures blasphématoires, photographies apocalyptiques, l’ensemble pourrait répondre à ce précepte du non moins anti-conventionnel Georges Bataille : ‘de la nécessité d’éblouir et d’aveugler’. »

Mardi à samedi : 12h-19h – Entrée libre

Galerie Sabine Bayasli
99 rue du Temple, 75003 Paris
galeriesabinebayasli.com

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CollectOR

Jusqu’au 9 janvier (fermeture jusqu’au 4 janvier)

Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition CollectOR au Cabinet d’amateur © Ardif – Le Cabinet d’amateur

Une exposition collective rassemblant les artistes Agrume, Ardif, Codex Urbanus, Nadège Dauvergne, Dawal, Ender, Etus, Philippe Hérard, Mahn Kloix, Levalet, Marquise, Mika, Mani, Ned, Nosbé, Petitepoissone, Jérôme Rasto, Sax, Thomas, et Vermibus – Plus d’informations à venir.

Mardi à dimanche : 14h-19h – Entrée libre

Le Cabinet d’amateur
12 rue de la Forge Royale, 75011 Paris
www.lecabinetdamateur.com

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Visages du monde ouvrier (1880-1940)

Jusqu’au 29 janvier

Personnel des Aciéries de Longwy, Meurthe-et-Moselle, 1899 © Photographie : De Jongh frères – Courtesy galerie Lumière des roses

« À l’aube du XXe siècle, le travail photographié est essentiellement le fait d’une mise en scène qui tend à montrer une image idéalisée des ouvriers définis uniquement par leur tâche et leurs outils. Or, par la qualité de présence des travailleurs, la dignité de leur maintien, l’intensité de leur regard, la photographie échappe à l’intention du commanditaire. Finalement, au-delà des détails qui nous renseignent sur la condition ouvrière, ce qui retient notre attention, nous fascine, ce sont les visages, ce lieu du corps où se loge la personnalité, cette partie la plus unique et irremplaçable de l’individu. Tout comme la photographie, le visage est une surface sensible sur laquelle viennent s’imprimer des traces durables. L’ouvrier porte sur la figure les marques du travail, mais en même temps son visage, par sa singularité et son mystère, se dérobe sans cesse à celui qui veut le réduire à un objet. » — Marion & Philippe Jacquier

Mercredi à samedi : 14h-19h – Entrée libre

Galerie Lumière des roses
12-14 rue Jean-Jacques Rousseau, 93100 Montreuil
lumieredesroses.com

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Illustration (recadrée) :
How Does Agency Feel, 2021
 – Acrylique sur bois
© Dean Monogenis – Courtesy de Xippas

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