Septembre 2022 : Les expositions à découvrir ce mois-ci dans l’est parisien

À la recherche de sorties culturelles ? Du Marais à Romainville en passant par Ménilmontant et les Buttes-Chaumont, laissez-vous guider à travers notre sélection d’expositions du mois !

 

 

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31e édition des Portes ouvertes des Artistes de Ménilmontant

Du 29 septembre au 2 octobre

Place du Guignier, Paris 20e © Paris Lights Up

Près de cent créatrices et créateurs accueilleront le public dans leurs ateliers pour la 31e édition des portes ouvertes des Artistes de Ménilmontant, « événement gratuit et accessible à tous » organisé à partir du jeudi 29 septembre prochain. Rues pentues, cours et passages pavés, placettes bordées de terrasses : si le quartier de Ménilmontant est notamment connu pour ses accents villageois, il l’est aussi pour sa grande vitalité artistique. Environ 45 ateliers et autres lieux d’exposition – « théâtres, les cafés, centres sociaux et d’animation » – participeront à ce rendez-vous annuel qui rythme l’agenda culturel local. « Ouverts à la diversité des disciplines et des courants artistiques », les plasticiennes et les plasticiens réunis au sein de l’association présenteront au public « toute la palette de leurs pratiques : peinture, dessin, gravure, sculpture, photographie, vidéo, poterie, céramique, graphisme… Durant quatre jours, les 15 000 visiteurs attendus auront aussi l’opportunité de participer ou d’assister à plusieurs animations, ateliers, performances, et concerts ».[…] — Notre article

Jeudi 29 septembre, vendredi 30 septembre, samedi 1er octobre, dimanche 2 octobre : 14h-20h (jusqu’à 21h le jeudi) – Entrée libre

Quartier de Ménilmontant
75011 / 75020 Paris
ateliersdemenilmontant.org

 

 

Archibald Apori Terrains d’entente

Du 3 septembre au 1er octobre

Deux enfants jouant, peinture à l’huile sur papier marouflé sur toile – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Terrains d’entente à Mémoire de l’Avenir © Archibald Apori

« Par la pratique du jeu, l’humain s’introduit dans un espace autre, celui d’une production de sens, depuis lequel d’infinies possibilités se déploient – le jeu d’échecs, parangon en la matière, est un motif récurrent dans l’exploration du thème par l’artiste. Dans une atmosphère où le temps et l’espace sont comme distordus, seule l’attention semble pouvoir ancrer ces personnages alors qu’ils entament des dialogues secrets au seuil de mondes artificiels. L’intérêt d’Archibald Apori pour la capacité d’abstraction propre à l’être humain et ses effets tangibles sur son monde matériel ont notamment amené son travail sur le terrain de l’astronomie et des mathématiques, deux thèmes présents dans l’exposition. Les compositions d’Apori révèlent la praxis du jeu dans sa dimension la plus poétique, comme un laboratoire de logique créative, de communs, et peut-être aussi comme l’ultime rempart contre un monde en désordre. » — Ashley Molco Castello, co-commissaire d’exposition

Mardi à samedi : 11h-19h – Entrée libre

Mémoire de l’Avenir
45/47 rue Ramponeau, 75020 Paris
memoire-a-venir.org

 

 

Henri Cartier-Bresson L’expérience du paysage

Jusqu’au 25 septembre

Torcello, Italie, 1953 © Fondation Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

« Sélectionnées par Henri Cartier-Bresson à la fin de sa vie, les photographies de l’exposition témoignent de l’approche de l’artiste face à ce qui n’est pas simplement un décor pour observer l’être humain, mais un sujet à part entière. Chacune de ces images, prises entre les années 1930 et les années 1990 en Europe, en Asie et en Amérique, illustre la construction du paysage par le photographe, qu’il soit naturel ou urbain. […] Avec cette sélection de 70 photographies, Henri Cartier-Bresson dévoile en creux l’autoportrait d’un artiste en plein questionnement sur son rapport au monde. L’exposition est complétée par une sélection de dessins de l’artiste issus des collections de la Fondation HCB. »

Mardi à dimanche : 11h-19h – 9€/5€/0€

Fondation Henri Cartier-Bresson
79 rue des Archives, 75003 Paris
www.henricartierbresson.org

 

 

Marie-Pierre Brunel La réminiscence des pierres

Faustine Jacquot Même les fantômes ont peur du noir

Nikita Kravtsov Pornfood

Du 3 septembre au 15 octobre

someone said the end is near but i think it’s already here, 2022, acrylique, craie, sérigraphie, et peinture fluorescente sur toile – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition La réminiscence des pierres à la galerie Arts Factory © Marie-Pierre Brunel

« La galerie Arts Factory fait sa rentrée samedi 3 septembre avec une triple exposition réunissant Marie-Pierre Brunel, Faustine Jacquot, et Nikita Kravtsov. […] Questionnant le rapport entre l’humain et la nature, évoquant la place des femmes dans notre société comme les traumas de l’enfance, Marie-Pierre Brunel convoque rituels ancestraux et croyances populaires pour insuffler un ambivalent sentiment d’inquiétante étrangeté dans ses expositions. […] Déjà remarquée par les habitués de la galerie lors des évènements consacrés aux collections Les Crocs Électriques et Les Plus Beaux Mouchoirs de Paris, Faustine Jacquot présente avec Même les fantômes ont peur du noir sa première exposition personnelle pour Arts Factory. […] En détournant un hashtag particulièrement populaire sur Instagram, le #pornfood de Nikita Kravtsov dénonce avec jubilation la censure des algorithmes qui régissent désormais l’hypocrite pudibonderie des réseaux sociaux. Une pression qui fort heureusement n’est pas de mise sur les murs de la galerie Arts Factory, où l’on peut encore venir se régaler les rétines en toute liberté ! »

Lundi à samedi : 12h30-19h30 – Entrée libre

Galerie Arts Factory
27 rue de Charonne, 75011 Paris
www.artsfactory.net

 

 

Mathieu Cherkit Time’s Up?

Du 3 septembre au 8 octobre

Vue de l’exposition Time’s Up? de Mathieu Cherkit à Xippas © Xippas

« Au fil des années, Mathieu Cherkit a créé un univers singulier à partir de représentations de son environnement proche, à la fois des vues sous différents angles de l’intérieur de sa maison et du jardin luxuriant. À l’aube de la quarantaine, son intérêt pour la peinture d’espaces et la création d’une sensation de dimensionnalité sur une surface plane a évolué vers une observation plus profonde du temps et de la manière dont il influence le progrès et la régression de la vie, à l’échelle personnelle et globale. Travaillant d’après nature ou de mémoire, ces lieux existants sont utilisés pour documenter des moments personnels significatifs liés à sa famille et à son enfant, mais aussi pour aborder des préoccupations plus larges telles que les questions environnementales, en représentant le jardin familial sous une chaleur torride. L’amour de la nature, de la vie, et de ses petits moments particuliers se prolonge jusque dans la série en cours d’œuvres de petit format qui constituent un herbier visuel en constante évolution. » — Saša Bogojev, commissaire d’exposition

Mardi à samedi : 10h-19h – Entrée libre

Xippas
108 rue Vieille du Temple, 75003 Paris
www.xippas.com

 

 

Alice Des Marée Haute, Marée Basse

Jusqu’au 4 octobre

Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Marée Haute, Marée Basse à la Slow Galerie © Alice DesSlow Galerie

« Cette exposition vaste et généreuse de 47 gouaches nous parle d’une région populaire et accueillante, la Côte d’Opale, qui a le charme du bon vivre et de la convivialité. On y partage en famille des moments simples, ponctués par les allées et venues des marées, et quand la fête s’installe, c’est la la moule qu’on célèbre. La “Fête de la moule” se tient tous les étés à Wimereux, avec banquets, feu d’artifices, danses, et défilés de carnaval ! Née à Boulogne-sur-Mer, Alice Des passe tous ses étés à Wimereux. Aujourd’hui installée à Paris, elle continue de s’inspirer de ce bord de mer du Nord qu’elle aime tant, à la gouache noire d’abord, et désormais en couleurs : on découvre dans cette exposition un tempérament solaire avec une palette texturée, sobre et lumineuse inspirée de la ”charte graphique” de la digue avec “ses cabines bleues et blanches, enrichie du jaune pour le soleil, de noir pour les ombres, et d’une touche d’orange crustacé”. »

Lundi à samedi : 11h-19h – Entrée libre

Slow Galerie
5 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris
www.slowgalerie.com

 

 

Stevie Dix Beside Ourselves

Du 14 septembre au 23 octobre

Œuvre (recadrée) présentée dans le cadre de l’exposition Beside Ourselves à la galerie Chloe Salgado © Stevie Dix

« Après une enfance à Genk, en Belgique, Stevie Dix (1990) arrive à Londres en 2010, et participe au cours par correspondance de la Turps Art School (2016-2017), dirigé par l’artiste Phil King. Elle déménage ensuite dans le Suffolk, avant de rentrer à Genk en 2020, où elle réside actuellement. Les huiles sur toile de Stevie Dix sont épaisses, non diluées, et composées selon un registre personnel, où les figures et les objets, disposés dans des compositions minimalistes, sont élevés au rang de symboles et évoquent des sentiments intimes. Ses œuvres renvoient souvent à une période de la fin de son adolescence passée à Genk. “Piégée” dans cette petite ville autrefois industrielle, Dix passait le plus clair de son temps dans l’atelier de sa mère, où elle apprit à confectionner ses propres vêtements, à dessiner et à peindre. Tel une introspection à même la toile, elle offre ainsi des réflexions sur la solitude, le passage à l’âge adulte, et autres maux universels. »

Mercredi à samedi : 14h-19h – Entrée libre

Galerie Chloé Salgado
61 rue de Saintonge, 75003 Paris
galeriechloesalgado.com

 

 

Kyoko Dufaux Apprenti en lévitation

Du 6 au 18 septembre

Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Apprenti en lévitation à la galerie Treize-dix © Kyoko Dufaux

Plus d’informations à venir.

Mardi à dimanche : 13h-19h – Entrée libre

Galerie Treize-dix
13 rue Taylor, 75010 Paris
Annonce IG

 

 

Jacqueline Duhême Il était une fois…

Félicité Landrivon & Roxanne Maillet Freed from Designer

Du 8 septembre au 1er janvier / Du 8 septembre au 18 décembre

Irma et Igor sur Le France, 1962, Arrivée du France à New York, Encre, aquarelle, gouache – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Il était une fois… à la Fondation des Artistes © Jacqueline Duhême – Photo : Maison nationale des artistes – Courtesy de l’artiste

« À la conjonction des univers graphiques de Félicité Landrivon (signant aussi sous Brigade Cynophile) et Roxanne Maillet, l’exposition Freed From Designer est conçue à partir des allers-retours entre les graphistes, leurs sources d’inspiration, leurs travaux respectifs antérieurs, et des produits dérivés produits pour l’occasion de l’exposition. […] Déployant son style inimitable, l’exposition Il était une fois… Jacqueline Duhême, l’imagière met à l’honneur la couleur et la poésie qui se dégagent des dessins de celle pour qui “dessiner, c’est une nécessité, comme celle de faire un cadeau à quelqu’un qu’on aime”. »

Lundi à vendredi (sauf mardi) : 13h-18h – Samedi & dimanche : 12h-18h – Entrée libre

MABA – Fondation des Artistes
16 rue Charles VII, 94130 Nogent-sur-Marne
www.fondationdesartistes.fr

 

 

Camille Léage Bus 60

Jusqu’au 19 septembre

Buttes-Chaumont – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Bus 60 sur les murs du Pavillon Carré de Baudouin © Camille Léage

« En 2010, Camille Léage commence à photographier les rues des quartiers périphériques du nord-est de Paris. Au cours de ses déambulations dans les 18e, 19e, et 20e arrondissements, elle définit un protocole pour observer différemment sa ville. Durant dix ans, elle rapporte des scènes qui témoignent de la diversité humaine et architecturale de ce territoire et donne à voir une autre image de Paris, loin des clichés de la ville lumière ou des quartiers dits sensibles. Tout au long de cette recherche, Camille Léage mène une réflexion sur comment mieux habiter la ville. Elle soulève des questions sur la mixité entre les communautés, le partage de l’espace public et l’utilité d’actions « inutiles ». Sa photographie s’accompagne d’une série de cartes postales illustrées, enrichies d’un essai de Taous Dahmani (historienne de la photographie) et de deux entretiens avec Solo (cofondateur du groupe de rap Assassin), et Pascale Lapalud et Chris Blache (créatrices de la plateforme Genre et Ville). »

En plein air – Entrée libre

Murs du Pavillon Carré de Baudouin
Rue des Pyrénées & Rue de Ménilmontant, 75020 Paris
mairie20.paris.fr

 

 

Xie Lei Chant d’Amour

Du 3 septembre au 8 octobre

Vue de l’exposition Chant d’Amour de Xie Lei à Semiose © Semiose

« Si les sens se troublent après l’extase, les peintures de Xie Lei subissent un processus assez similaire. Utilisant peu de couleurs, l’artiste plonge le spectateur dans un univers souvent vaporeux et trouble. Sur la surface atone de la toile, les contrastes de lumière tranchent, rappelant un univers caravagesque où chaque ombre est maîtrisée et étudiée. Le titre de l’exposition Chant d’Amour amène à interroger la dimension sonore des œuvres, une autre composante intangible. Le chant est ici muet, à l’instar du film de Genet, mais conduit à imaginer l’ambiance sonore de chaque peinture. L’artiste livre des indices : dans son atelier retentissent flamenco et autres musiques passionnées. Chez Xie Lei, les sujets, les sons, sa technique – tous hors du temps – nous emportent dans un monde de projections, d’émancipation et de fantasmes. » — Loïc Le Gall, commissaire indépendant et critique d’art

Mardi à samedi : 11h-19h – Entrée libre

Semiose
44 rue Quincampoix, 75004 Paris
semiose.com

 

 

Boris Mikhaïlov Journal ukrainien

Du 7 septembre au 15 janvier

De la série Red, 1968-75 Tirage chromogène, 45,5 x 30,5cm © Boris Mikhaïlov, VG Bild-Kunst, Bonn. Tate: Acquis avec l’aide du Art Fund (avec la contribution de la Wolfson Foundation) et Konstantin Grigorishin 2011.

« La MEP présente la plus importante rétrospective jamais consacrée à l’artiste ukrainien Boris Mikhaïlov, né en 1938 à Kharkiv. Aujourd’hui considéré comme l’un des artistes contemporains les plus influents d’Europe de l’Est, il développe depuis plus de 50 ans une œuvre photographique expérimentale autour de sujets sociaux et politiques. Il construit un récit photographique puissant de l’histoire contemporaine de l’Ukraine qui, à la lumière des événements actuels, est d’autant plus poignant et éclairant. En écho à ce temps fort, la MEP a invité trois artistes à investir le Studio, espace dédié à l’émergence, autour de thèmes récurrents dans l’œuvre de Mikhaïlov : Elsa & Johanna, dont les autoportraits oscillent entre performance et album de famille, et Antony Cairns, dont les scènes de rue retouchées et colorées à la main sondent les mutations urbaines. »

Mercredi à vendredi : 11h-20h (jusqu’à 22h le jeudi) – Samedi & Dimanche : 10h-20h – 11€/7€

Maison européenne de la photographie
5/7 Rue de Fourcy, 75004 Paris
www.mep-fr.org

 

 

Wang Ruohan I Walk on Neon Arc

Chen Yingjie Sun and Wind

Du 2 au 24 septembre

Doing time, 2022 – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition I Walk on Neon Arc à la galerie Danysz © Wang Ruohan – Danysz

« La galerie Danysz lance cette nouvelle saison avec deux expositions individuelles au sein des murs de son espace parisien. Connue pour son utilisation audacieuse de la couleur et sa création de personnages excentriques et décalés, Wang Ruohan observe son environnement d’une manière qui lui est propre, en utilisant des images obscures et désordonnées pour construire l’univers fantastique qu’elle nous invite à découvrir à travers Walk on Neon Arc. […] Sun and Wind présente les dernières œuvres de Chen Yingjie. Après un voyage introspectif, le jeune prodige a passé des mois à peindre dans la région de Shangri-La, dans le Yunnan, en Chine, pour donner vie à Paint from the Nature of Yunnan, série qui marque la dernière étape de ses explorations novatrices. Avec son arsenal mixte, fusionnant librement street art, et expressionnisme abstrait, Chen, qui est connu pour son style unique qui défie toutes catégories, nous offre une vision cristallisée de paysages naturels variés et spectaculaires. »

Mardi à samedi : 11h-19h – Entrée libre

Danysz
78 rue Amelot, 75011 Paris
danyszgallery.com

 

 

Caroline Tassigny Peintures & Impressions

Du 8 au 30 septembre

Exposition Peintures & Impressions © Caroline Tassigny – Danube Palace Café

« Caroline Tassigny est une graphiste et street artiste, active dans la vie associative du 19e arrondissement de Paris, où elle dessine et peint régulièrement. Comme son quartier, son imaginaire est vibrant et multiple. Il est reconnaissable par l’omniprésence de faune et de flore, car elle a grandi en pleine nature et en a gardé une sensibilité particulière. D’une façon générale, son questionnement tourne autour des problématiques environnementales et sociétales, qui lui semblent indissociables. Elle travaille la fresque intérieure et extérieure et fait souvent participer le public, aussi bien au niveau de la conception que de la réalisation. Elle dessine également sur vitrines. Elle place des toiles nomades, comme ici au Danube Palace Café, dans une optique de sensibilisation aux questions qui pour elle sont essentielles […] : le droit à l’école en particulier pour les filles, l’ultra toxicité des lobbies, ou la marchandisation et la surexploitation des ressources et des êtres. »

Lundi à samedi : 12h30-19h30 – Entrée libre

Danube Palace Café
12 rue de la Solidarité, 75019 Paris
Événement FB

 

 

Broder / Déborder

Du 9 septembre au 29 octobre

Exposition Broder / Déborder © Centre Tignous d’art contemporain

« Accompagnée de dix artistes plasticiennes et brodeuses, la réalisatrice Dominique Cabrera expose et explore l’imaginaire de son prochain film, Des Femmes comme les autres, avec Yolande Moreau et Hélène Vincent. “Un soir, une femme suit le fil de son ouvrage plus loin que prévu et se laisse déborder, bouleversant la vie de sa meilleure amie et ses copines du club de broderie. Qu’est-ce qu’être une femme ? Que faire de ce qui saigne encore ? Où nous mènent nos corps, nos fantômes et nos désirs ?” Comme ses héroïnes, les artistes rencontrées par Dominique Cabrera tissent, chacune à sa manière, le renouveau de la broderie contemporaine. […] Au fil de leurs images, de leurs histoires légères, tragiques, politiques, ironiques ou poétiques, des frondaisons des forêts aux territoires cellulaires, le monde, cruel et splendide, à l’envers et à l’endroit, notre monde, se dessine. C’est beau, ça fait mal et ça fait du bien, ça résiste, ça brode et ça déborde ! » — Dominique Cabrera et Aude Cotelli, commissaires de l’exposition

Mercredi à vendredi : 14h-18h (jusqu’à 21h le jeudi) – Samedi : 14h-19h – Entrée libre

Centre Tignous d’art contemporain
116 rue de Paris, 93100 Montreuil
centretignousdartcontemporain.fr

 

 

Cabu – Dessins de la rafle du Vel d’Hiv

Jusqu’au 7 novembre

Visuel de l’exposition Cabu – Dessins de la rafle du Vel d’Hiv au Mémorial de la Shoah © Cabu – V. Cabut

« Au printemps 1967, le magazine Le Nouveau Candide publie les bonnes feuilles de La Grande rafle du Vel d’Hiv 16 juillet 1942 de Claude Lévy et Paul Tillard. Pour illustrer cette série en cinq épisodes, la rédaction fait appel à un jeune dessinateur de 29 ans, Jean Cabut, dit Cabu. L’ouvrage de Lévy et Tillard retrace, à travers documents et témoignages, le déroulement de la rafle et l’enfermement au Vélodrome d’Hiver de plus de 8 000 des quelque 13 000 victimes des arrestations. Pointant le rôle de la police française et du gouvernement de Vichy dans la déportation des Juifs par les nazis, le livre provoque un choc dans l’opinion. C’est aussi un choc pour Cabu, qui découvre cette tragédie trop vite oubliée et met le meilleur de son talent à traduire en dessins les scènes décrites. À l’occasion des 80 ans de la rafle du Vel d’Hiv, Véronique Cabut, son épouse, et le Mémorial de la Shoah proposent de redécouvrir ces dessins jamais exposés depuis leur parution. Cette exposition est aussi un hommage à un dessinateur génial et populaire qui fut l’une des douze victimes de l’attentat djihadiste du 7 janvier 2015 contre la rédaction de Charlie Hebdo. »

Dimanche à vendredi : 10h-18h30 (jusqu’à 22h le jeudi) – Entrée libre

Mémorial de la Shoah
17 rue Geoffroy L’Asnier, 75004 Paris
www.memorialdelashoah.org

 

 

J’ai si longtemps rêvé de ce pays lointain, que j’ai réinventé ses bruits et ses parfums…

Du 11 septembre au 26 octobre

Communion, 2018, pierre noire et acrylique sur toile, 160 x 300 cm – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition J’ai si longtemps rêvé de ce pays lointain, que j’ai réinventé ses bruits et ses parfums… à la Maëlle Galerie © Samuel Gélas – Courtesy de l’artiste

« La Maëlle Galerie a 10 ans ! Pour l’occasion, la galerie présente J’ai si longtemps rêvé de ce pays lointain, que j’ai réinventé ses bruits et ses parfums…, une exposition collective inspirée d’une ballade du chanteur Martiniquais Ralph Thamar. Cette exposition, bien plus que l’exil, évoque la nostalgie d’un paradis intime perdu que l’on cultive, qui nous habite et dont la bipolarité nous consume. Elle chantonne l’histoire de ceux qui ont le cœur serré dans un entre deux, et qui ont pour double héritage l’ici et l’ailleurs. »

Mardi à samedi : 10h-18h – Entrée libre

Maëlle Galerie
29 rue de la Commune de Paris, 93230 Romainville
www.maellegalerie.com

 

 

Regards du Grand Paris

Jusqu’au 23 octobre

 Cité lacustre #7, 2021 – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Regards du Grand Paris aux Magasins généraux © Lucie Jean – Magasins généraux

« Fruit d’une collaboration entre les Ateliers Médicis, le Centre national des arts plastiques (Cnap), les Magasins généraux, la Société du Grand Paris, et le musée Carnavalet – Histoire de Paris, l’exposition Regards du Grand Paris rassemble les œuvres des 38 artistes ayant participé aux cinq premières années (2016 à 2021) de la commande photographique nationale du même nom, confiée par le ministère de la Culture aux Ateliers Médicis en partenariat avec le Cnap. L’exposition dévoile ces œuvres pour la première fois au public et entend également revenir vers les territoires qui ont vu naître ces images. »

Mercredi à dimanche : 14h-20h (jusqu’à 22h le jeudi) – Entrée libre

Magasins généraux
1 rue de l’Ancien Canal, 93500 Pantin
magasinsgeneraux.com

 

 

Sors de ta Réserve #1

Jusqu’au 1er octobre

Drink in park – Œuvre présentée aux Réserves de Romainville dans le cadre de l’exposition Sors de ta Réserve #1 © Florence Paradeis – Frac Île-de-France

« Après le transfert des 2 078 œuvres de la collection du Frac Île-de-France, les Réserves rouvrent au public avec l’accrochage des œuvres choisies par les internautes. Cette première sélection d’œuvres par le public, comprenant aussi bien des pièces récentes que d’autres plus anciennes, voire historiques, représente parfaitement la diversité des médiums que l’on retrouve dans la collection du Frac. Elle reflète par ailleurs la diversité de la création artistique actuelle. 33 œuvres ont été choisies par le public, réalisées par 33 artistes. »

Mercredi à samedi : 14h-19h – Entrée libre

Les Réserves – Frac Île-de-France
43 rue de la Commune de Paris, 93230 Romainville
www.fraciledefrance.com

 

 

Visages d’en Faces – Le pouvoir de nos gestes

Du 17 septembre au 18 octobre

Exposition Le pouvoir de nos gestes © Visages d’en Faces

« Le parc des Buttes Chaumont accueille du 17 septembre au 18 octobre l’exposition Le pouvoir de nos gestes – Acteurs de la propreté et de l’environnement. Des portraits pour nous faire voir autrement ce qui nous semble ”normal”… En mettant en lumière les personnes derrière les métiers, les portraits dessinés et racontés nous parlent de solidarité, de respect de soi et des autres, de protection de l’environnement, de beauté… Ils ne sont plus simplement des éboueurs, agents d’entretien, gardiens d’immeuble ou habitants, ils sont Adama, Monica, Yacine, Ghania, Marinette, Robert… Rendez-vous devant les grilles du parc des Buttes-Chaumont, rue Manin, en face de la mairie du 19e arrondissement. »

En plein air – Entrée libre

Parc des Buttes-Chaumont
Sur les grilles du parc côté rue Manin et mairie du 19e, 75019 Paris
Événément FB

 

 

Whatever Personal Window

10 & 11 septembre

Exposition Whatever Personal Window © DOC

« De ce dont nous avons parlé, de ce que nous avons fait, est née cette exposition dans laquelle un groupe d’artistes venant de différents endroits du monde et vivant à Paris, chacun avec ses centres d’intérêt, sa pratique, sa voix, ses perspectives, échappe aux catégorisations perverses et aux réductions épuisantes. Ce n’est pas un hasard si nous avons choisi de répondre au chaos informe de notre présent algorithmique, délirant et arbitraire, par une autre forme de chaos. Nous regardons la forme sans mélange du spectre mélangé – ceci, cela, et le reste. Une fête vraiment horrible, dans laquelle chaque voix, chaque proposition, est une hermétique sociale : une particule qui se cogne aux choses. Nous parlons d’une pénombre sans genre identifiable. »

Samedi : 15h-22h – Dimanche : 11h-20h – Entrée libre

DOC
26 rue du Docteur Potain, 75019 Paris
doc.work

 

 

 

Illustration (recadrée) :
Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Marée Haute, Marée Basse à la Slow Galerie
© Alice DesSlow Galerie

 

 

 

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