Mars 2022 : Les expositions à découvrir ce mois-ci dans l’est parisien

À la recherche de sorties culturelles ? Du Marais à Pantin en passant par Belleville et le canal Saint-Martin, laissez-vous guider à travers notre sélection d’expositions du mois !

 

 

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Mylène Alain Black Peonies

Jusqu’au 10 mars

Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Black Peonies à la galerie Les Temps Donnés © Mylène Alain

« Eté 2021, Mylène Alain a dessiné à la pierre noire une fleur de pivoine, puis une seconde, avant de décider qu’elle en ferait quatre-vingt-trois. De ce travail toujours en cours, quarante dessins vous sont ici présentés. Loin du travail illustratif d’une naturaliste œuvrant à des planches botaniques et cherchant à reproduire fidèlement son modèle, la série flirte avec l’art singulier par son processus de création. Chaque dessin exige des heures d’exécution – la répétition du geste plongeant sa créatrice dans un état méditatif, aussi hypnotique pour elle que pour le spectateur de l’œuvre achevée. »

Mercredi à dimanche : 14h-19h – Entrée libre

Galerie Les Temps Donnés
16 rue des Envierges, 75020 Paris
www.lestempsdonnes.com

 

 

Lara Bloy, Clara Bryon, Magdalena Lamri, et Kaichun Wang Nos Lumières

Jusqu’au 19 mars

La persistance d’hier – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Nos Lumières à la galerie Sabine Bayasli © Magdalena Lamri

Au cœur du Marais, la galerie Sabine Bayasli réunit quatre jeunes artistes autour du thème de la lumière. Les visiteurs découvriront tour à tour les « états d’introspection et d’entre-deux » qui habitent les portraits de Lara Bloy, les reflets lumineux composés par Clara Bryon, et les songes éveillés de Magdalena Lamri retranscrits au fusain, enveloppés de mystères et de brumes monochromes. Le projet collectif Nos Lumières sera également la première exposition en galerie du peintre Kaichun Wang : l’occasion de retrouver une dizaine de ses portraits, savants camaïeux touchants de réalisme. Ajoutez à cela la Méditation hivernale imaginée en parallèle par la commissaire d’exposition Joanna Cohen avec les artistes Maloles Antignac et Diane Chery, et l’on ne peut que recommander une escale artistique du côté de la rue du Temple !

Mardi à samedi : 12h-19h – Entrée libre

Galerie Sabine Bayasli
99 rue du Temple, 75003 Paris
galeriesabinebayasli.com

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Louis-Léopold Boilly Chroniques parisiennes

Jusqu’au 26 juin

L’arrivée d’une diligence dans la cour des Messageries, 1803 © Louis Léopold-Boilly – Musée du Louvre

Le Musée Cognacq-Jay consacre une exposition à la hauteur du talent de Louis-Léopold Boilly, « artiste virtuose, prolifique et inclassable » qui a su dépeindre les vies des Parisiennes et des Parisiens « d’une révolution à l’aube d’une autre » – 1789 et 1848. Ses scènes de rue, foules carnavalesques, et autres liesses populaires furent l’occasion de mettre à profit son sens du détail et de l’observation afin d’immortaliser la capitale à une époque décisive de son histoire. Parmi les 130 œuvres présentées, on retrouvera également une impressionnante galerie de portraits, entre humour et réalisme, dont le peintre établi près des Grands Boulevards s’était fait une spécialité. L’exposition Chroniques parisiennes rassemble aussi des compositions plus intimes mais tout aussi marquantes : en témoignent ces Deux jeunes femmes s’embrassant (1790-1794), considéré comme « l’un des premiers baisers lesbiens » en peinture. Plusieurs des œuvres réunies au Musée Cognacq-Jay sont exposées pour la toute première fois en France.

Mardi à dimanche : 10h-18h – 8€/6€/0€

Musée Cognacq-Jay
8 rue Elzévir, 75003 Paris
www.museecognacqjay.paris.fr

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Nathalie Choux Terra Chimera
&
Rebecka Tollens Eye of a womb

Jusqu’au 5 mars

Hibiscus, 2021 – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Eye of a womb à la galerie Arts Factory © Rebecka Tollens

« Avec Terra Chimera, la galerie Arts Factory entrouvre une nouvelle fois les portes de l’atelier de Nathalie Choux et présente une fascinante série de sculptures en céramique, fruit de longs mois de travail. Comme échappé d’une mystérieuse forêt peuplée d’enfants perdus, cet étrange bestiaire chimérique s’inscrit dans le versant plus sombre de sa production amorcé lors de précédentes expositions. Un territoire libre, affranchi des codes de l’édition et de l’illustration jeunesse, où Nathalie Choux évolue par ailleurs avec succès depuis de nombreuses années. »

« Deux ans après The Last Wedding, sa dernière exposition en date à la galerie Arts Factory, Rebecka Tollens présente avec Eye of a Womb une nouvelle série de fusains particulièrement ébouriffants. Derrière ce titre très Bergmanien – « L’œil d’un Utérus » en vf – se cache un ensemble de dessins évoquant sa grand-mère maternelle disparue il y a trois ans. Dans cette conversation post-mortem, l’inspiration onirique de Rebecka Tollens célèbre comme souvent dans son travail, l’union entre l’au-delà et notre monde. Elle confère aux réminiscences de son enfance une dimension spirituelle largement universelle. »

Lundi à samedi : 12h30-19h30 – Entrée libre

Galerie Arts Factory
27 rue de Charonne, 75011 Paris
www.artsfactory.net

 

 

Susan Cianciolo  RUN 14 FIELD of existence

Du 5 mars au 10 avril

Visuel de l’exposition RUN 14 FIELD of existence au Community Centre © Susan Cianciolo

À mi-chemin entre Pantin et le Pré-Saint-Gervais, le Community Centre accueille l’artiste et designer américaine Susan Cianciolo pour sa première exposition personnelle en France depuis près de vingt ans. Avec RUN 14 FIELD of existence, elle présentera une sélection de tapisseries, de créations vidéo, d’œuvres in situ et de sculptures en plein air, accompagnées d’une performance. Cette dernière sera dévoilée lors du vernissage du samedi 5 mars, sur un fond musical orchestré par le multi-instrumentiste californien Anenon.

Vendredi & samedi : 12h-20h – Dimanche : 12h-18h – Entrée libre

The Community Centre
9 rue Méhul, 93500 Pantin
thecommunity.io

 

 

Juliette Dupuis Carle Une sur Trois

Du 9 au 20 mars

Vue de l’exposition Une sur Trois à l’Espace Beaurepaire © Juliette Dupuis Carle

« En référence à la statistique mondiale qu’une femme sur trois, dans sa vie, va subir des violences sexuelles, la série Une sur Trois présente, par la photographie, les symptômes post-traumatiques que ces agressions peuvent avoir comme impacts. À travers son objectif, la photographe Juliette Dupuis Carle veut donner la parole, aux corps et aux âmes, de femmes ayant survécu des violences sexuelles. Montrer avec l’art et la douceur, les douleurs quotidiennes, cachées et trop souvent mises sous silence. Il s’agit aussi de faire comprendre aux personnes isolées qu’elles ne sont pas seules, à les aider à survivre face aux violences vécues pour permettre de construire une société sans ces violences. L’exposition présentera les portraits de vingt femmes différentes qui ont accepté de témoigner dans le cadre du projet Une sur Trois. »

Tous les jours (sauf lundi) : 10h30-19h – Entrée libre

Espace Beaurepaire
28 rue Beaurepaire, 75010 Paris
www.espacebeaurepaire.com

 

 

Sandrine Elberg Astra

Du 10 mars au 9 avril

Planète, 2022 – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Astra à la Fisheye Gallery © Sandrine Elberg

La photographe Sandrine Elberg nous propulse à nouveau dans les étoiles avec Astra, hypnotisante exposition organisée à la Fisheye Gallery, à deux pas du canal Saint-Martin. Galaxies lointaines, astres fantasmés, supernovas, comètes : les corps célestes se multiplient à travers des œuvres en noir et blanc faisant appel à de nombreux médiums – photographie numérique, postproduction, rayogrammes (photographie obtenue par l’interposition d’un objet entre le papier sensible et la lumière) et chimigrammes (procédé utilisant le papier photosensible). Cette série inédite rassemblant une vingtaine de tirages est « pensée comme le retour d’un long voyage scientifique ayant comme thème l’observation des astres ».

Mercredi à vendredi : 14h-19h – Samedi : 11h-19h – Entrée libre

Fisheye Gallery
2 rue de l’Hôpital Saint-Louis, 75010 Paris
www.fisheyegallery.fr

 

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Mar García Albert Silk, Cotton, Scented, Padded, Dependence, Effect

Du 7 au 27 mars

Visuel de l’exposition Silk, Cotton, Scented, Padded, Dependence, Effect (recadré) de Mar García Albert au Doc © Tom Cazin

« Mar García Albert est une artiste visuelle basée à Paris depuis 2013. Ses études préalables dans le champ de l’économie font qu’elle s’intéresse à la pratique picturale comme un espace pour déjouer le mécanisme d’attribution de valeur de l’œuvre d’art dans un contexte de libre marché. Ceci l’amène parfois à cibler davantage des aspects liés aux processus de création dans l’atelier – zone de travail rarement visible pour le spectateur ou la spectatrice finale – ou considérer des sujets mineurs et banals (presque illégitimes) issus d’expériences vitales et quotidiennes. À partir d’une banque d’échantillons de papier toilette, d’un côté récupérés par l’artiste lors de ses différents déplacements et de l’autre apportés par son propre réseau personnel, Mar García Albert développe un corps d’œuvres nouveau pour l’occasion de son exposition personnelle au Doc. »

Horaires à préciser / Sur rendez-vous – Entrée libre

Doc
26 rue du Docteur Potain, 75019 Paris
doc.work

 

 

Fatimah Hossaini, Massoud Hossaini, Naseer Turkmani, Reza, Roshana, Roya Heydari, et Sayd Bahodine Majrouh Le Rire des Amants : Une épopée afghane

Jusqu’au 2 avril

Portrait issu de la série Pearl in the oyster / L’audace de la beauté présenté dans le cadre de l’exposition Le Rire des Amants : Une épopée afghane au Pavillon Carré de Baudouin © Fatimah Hossaini

Sur les hauteurs de Ménilmontant, le Pavillon Carré de Baudouin accueille jusqu’au 2 avril l’exposition Le Rire des Amants – Une épopée afghane, qui réunit six photographes autour de l’œuvre du poète Sayd Bahodine Majrouh. Organisé en « soutien au peuple afghan et à ses artistes » dans le « premier établissement culturel de l’arrondissement », l’événement comprendra également plusieurs rencontres et ateliers autour de la littérature ou du cinéma. Autant de témoignages pour compléter le panorama de séries présentées, réalisées de 1983 à 2021, entre « diversité fidèle à la complexité de la réalité » du pays et « quête de la beauté et de la poésie » comme remède aux douleurs actuelles et passées des Afghanes et des Afghans. — Notre article dédié

Jusqu’au 2 avril – Mardi à samedi : 14h-18h (19h le jeudi) – Entrée libre

Pavillon Carré de Baudouin
121 Rue de Ménilmontant, 75020 Paris
www.pavilloncarredebaudouin.fr

 

 

Clara Lang-Ezekiel N’oubliez pas les dames

Du 3 au 24 mars

Josephine Baker – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition N’oubliez pas les dames au Centre Paris Anim’ Bessie Smith © Clara Lang-Ezekiel

« Artiste franco-américaine formée en art et en histoire, Clara Lang-Ezekiel s’intéresse aux personnages historiques, qu’elle représente en format portrait. Dans son travail actuel, elle se penche particulièrement sur l’histoire des femmes : de Hedy Lamarr, sans qui nous n’aurions pas de Wifi pour occuper nos soirées confinées, à Margaret Bourke-White, qui fut la première femme à faire des reportages photos de la deuxième guerre mondiale. En 1776, alors que les pères fondateurs des États-Unis préparent leur Déclaration d’indépendance, Abigail Adams écrivit à son mari : “Et d’ailleurs, dans le nouveau code de lois que je suppose qu’il vous faudra faire, je désire que vous n’oubliez pas les dames.… Si elles ne font pas l’objet de soins et d’attentions particulières, nous sommes déterminés à fomenter une rébellion et ne nous tiendrons pas liées par des lois dans lesquelles nous n’avons ni voix ni représentation”. »

Lundi à samedi : 9h-17h – Entrée libre

Centre Paris Anim’ Bessie Smith
19 rue Antoine-Julien Hénard, 75012 Paris
Événement FB

 

 

Élodie Seguin The missing Thing

Jusqu’au 2 avril

Vue de l’exposition The missing Thing d’Élodie Seguin à la Galerie Jocelyn Wolff. Photographe © Chloé Philipp

« Pour sa cinquième exposition personnelle à la Galerie Jocelyn Wolff, Élodie Seguin fait dialoguer l’ordre et le désordre dans The missing Thing un parcours construit à travers une succession de pièces inédites questionnant l’unité et la production. Après trois années de recherche et deux résidences sur le sujet de la transparence, elle propose de penser le thermoformage comme geste de sculpture. Un geste permettant également de donner une forme à une absence et de l’importance à tout ce qu’on ne voit pas. »

Mardi à samedi : 10h-18h – Entrée libre

Galerie Jocelyn Wolff
43 rue de la Commune de Paris, 93230 Romainville
www.galeriewolff.com

 

 

Pamela Tulizo Face to face

Jusqu’au 13 mars

Double identité (Femmes de Kivu), 2019 – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Face to face à la Maison européenne de la photographie © Pamela Tulizo

« Dans la série Double identité, la photographe Pamela Tulizo donne à voir en treize portraits une figure de femme congolaise tiraillée entre ses ambitions et le poids de la société. Par des jeux de miroirs, l’artiste compose des avatars pluriels et discordants qui confrontent différentes identités sociales. Tour à tour médecin, contremaître, belle élégante, ou femme modeste ployant sous la charge de son fardeau, le personnage mis en scène questionne à la fois la place de la femme dans la société congolaise et le regard porté par le monde entier sur celle-ci. »

Mercredi à vendredi : 11h-20h – Samedi & Dimanche : 10h-20h – 11€/7€

Maison européenne de la photographie
5/7 Rue de Fourcy, 75004 Paris
www.mep-fr.org

 

 

Lili Wood Sous le vent

Jusqu’au 26 mars

Chemin qui mène au petit bois / En s’approchant de la grande maison – Œuvres présentées dans le cadre de l’exposition Sous le vent à la Slow Galerie © Lili Wood

Adresse parisienne incontournable pour découvrir la nouvelle génération des arts graphiques, la Slow Galerie accueille une sélection d’œuvres de l’illustratrice Lili Wood. Installée à Cancale depuis 2020, l’artiste restitue avec brio les lumières et l’atmosphère parfois surnaturelles de la Côte d’Émeraude. Mer écumeuse, cieux pastels ou orageux, chemins balayés par les vents : à travers une quarantaine de gouaches, laissez-vous emportez sur les rivages d’une Bretagne « impétueuse, lumineuse, mystique et sauvage ». À travers ces compositions, « c’est la force du vent qui décide, qui nous pousse, et nous guide vers une direction plutôt qu’une autre. Dans ses dessins comme dans ses promenades, l’artiste se laisse guider ».

Lundi à samedi : 11h-19h – Entrée libre

Slow Galerie
5 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris
www.slowgalerie.com

 

 

Les diplomates face à la Shoah

Jusqu’au 8 mai

Réfugiés juifs allemands du paquebot Saint Louis débarquant dans le port d’Anvers, Belgique, 1939 © Wiener Library

Le Mémorial présente jusqu’au 8 mai prochain l’exposition Les Diplomates face à la Shoah, détaillant la passivité des chancelleries face à l’horreur nazie, mais aussi les résistances individuelles qui verront la reconnaissance de quarante diplomates en tant que Justes parmi les nations. L’exposition « insiste sur l’articulation entre ce que les diplomates savaient et ce qu’eux-mêmes et leurs gouvernements pouvaient faire, ont fait, ou ont choisi de ne pas faire », malgré l’accumulation des preuves du génocide des Juifs d’Europe commis par le régime hitlérien et ses alliés. Avec plusieurs projections et rencontres au programme, l’événement représente également « une invitation à s’interroger sur le rôle actuel des diplomates, sur celui d’une instance internationale comme l’ONU, ou encore sur la délicate question du droit d’ingérence ». — Notre article dédié

Tous les jours sauf le samedi : 10h-18h (jusqu’à 22h le jeudi) – Entrée libre

Mémorial de la Shoah
17 rue Geoffroy L’Asnier, 75004 Paris
www.memorialdelashoah.org

 

 

Lointain proche

Jusqu’au 26 mars

Les Empreintes – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Lointain proche au Centre Tignous d’art contemporain © Mamadou Cissé

« Lointain Proche est un projet inspiré par la pensée de l’écrivain Édouard Glissant, qui a jeté un éclairage visionnaire sur les devenirs culturels des hommes, des identités, et du monde global. Discutant de la pensée de Glissant dans leurs ateliers, l’artiste et commissaire de l’exposition Emmanuel Rivière et son ami, l’artiste Alex Burke, ont fédéré d’autres créateurs autour d’eux, et ont imaginé une exposition nomade, flexible, s’incarnant de manière renouvelée dans les différents lieux qu’elle traverse. Pour cette version spécifique de Lointain Proche au Centre Tignous d’Art Contemporain de Montreuil, les artistes du projet initial – Alex Burke, Mamadou Cissé, frédéric dumond, Dimitri Fagbohoun, Emmanuel Rivière – montreront de nouvelles œuvres pluri-médias (sculptures, dessins, photographies, vidéos), et Yuhsin U Chang érigera une grande sculpture in situ. De nouveaux artistes plasticiens rejoindront le projet : Anahita Bathaïe, Olivier Peyronnet, et son complice Hervé Télémaque, dont l’œuvre picturale est depuis l’origine travaillée par la créolisation décrite par Glissant ».

Mercredi à vendredi : 14h-18h (jusqu’à 21h le jeudi) – Samedi : 14h-19h – Entrée libre

Centre Tignous d’art contemporain
116 rue de Paris, 93100 Montreuil
centretignousdartcontemporain.fr

 

 

Illustrations (recadrées) :
Chemin qui mène au petit bois / En s’approchant de la grande maison – Œuvres présentées dans le cadre de l’exposition Sous le vent à la Slow Galerie
© Lili Wood

 

 

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