En images : Dans les pas d’Édith Piaf à travers l’est parisien

Le destin d’Édith Piaf, née dans le 20ème arrondissement, est intimement lié à la capitale. Après une enfance miséreuse à Belleville, c’est dans les cabarets parisiens que l’artiste voit sa carrière prendre son envol pour bientôt devenir la plus célèbre voix de la chanson française.

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Hôpital Tenon

Édith Giovanna Gassion naît le 19 décembre 1915 à l’hôpital Tenon, grand établissement du 20ème arrondissement de Paris. Ses parents sont Line Marsa, artiste de cirque et chanteuse, et Louis Gassion, contorsionniste et artiste de rue. L’une des façades de l’hôpital est ornée d’une fresque murale en hommage à la légende de la chanson : cette œuvre a été réalisée en 2019 par l’artiste Hom Nguyen.
4 Rue de la Chine, 75020 Paris

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72 rue de Belleville

Dans la pente de la rue de Belleville, une plaque bien sûre d’elle entretient la légende selon laquelle Édith Piaf serait en réalité née à cette adresse : « Sur les marches de cette maison naquit le 19 décembre 1915 dans le plus grand dénuement Édith Piaf dont la voix, plus tard, devait bouleverser le monde ». Si cette déclaration n’est pas corroborée par l’acte de naissance de la chanteuse, de nombreuses sources s’accordent pour affirmer que l’adresse fut bien occupée un temps par ses parents. La proximité de l’adresse suivante confirmerait cette hypothèse.
72 rue de Belleville, 75020 Paris

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91 rue Rébeval

Dans sa petite enfance, Édith est confiée pendant près d’un an et demi à sa grand mère maternelle Emma Saïd Ben Mohamed, qui s’est faite connaître dans les cirques puis les cabarets sous le nom de scène Aïcha, et réside quelques pas plus loin, rue Rébeval. La petite y vit dans des conditions insalubres et sans toujours manger à sa fin, comme tant d’enfants miséreux des rues de Belleville. Elle est ensuite envoyée par son père rejoindre en Normandie son autre grand-mère, responsable d’une maison close où elle sera particulièrement choyée par le personnel. Un immeuble récent occupe désormais cette adresse de la rue Rébeval.
91 rue Rébeval, 75019 Paris

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105 rue Orfila

La jeune Édith Piaf emménage à cette adresse avec Louis Dupont, son premier grand amour. Elle donne naissance à leur fille Marcelle en 1933, à l’hôpital Tenon tout proche où elle-même est venue au monde. L’enfant est malheureusement emportée par une méningite à l’âge de deux ans. Le couple déménagera à plusieurs reprises avant de se séparer.
105 rue Orfila, 75020 Paris

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Aux Folies

Édith est reconnue très tôt pour sa voix exceptionnelle : devenue adulte, elle chante tour à tour dans les nombreux cabarets et lieux de divertissement de Montmartre et Belleville. Elle ainsi eu l’occasion de faire résonner de sa voix le café-concert Les Folies-Belleville, héritier du cabaret Dénoyez. Son emplacement correspondant aujourd’hui au supermarché jouxtant Les Folies, bar incontournable de la nuit bellevilloise. Une fresque rend hommage à Édith Piaf et à quelques-uns de ses nombreux amants sur l’un des murs de l’établissement.
8 Rue de Belleville, 75020 Paris

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La Java

Fondée en 1923, cette salle historique de la très animée Rue du Faubourg-du-Temple, qui a accueilli des artistes comme Django Reinhardt et Maurice Chevalier, a également été témoin des débuts d’Édith Piaf. Aujourd’hui dédiée aux genres musicaux alternatifs, underground et électroniques, la Java reste un lieu emblématique de la vie nocturne de l’est parisien.
105 Rue du Faubourg-du-Temple, 75010 Pariswww.la-java.fr

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L’Alhambra

L’Alhambra figure parmi les premières grandes salles à accueillir Édith Piaf : elle y monte sur scène en 1936, à seulement 19 ans. Ce music hall historique de la capitale, pionnier du divertissement depuis la fin du XIXème, a été reconstruit dix ans plus tôt après un incendie. La chanteuse sera fidèle à cette salle capable de réunir jusqu’à 2 800 spectateurs, puisqu’on l’y retrouvera dans les années 1950. En difficulté financière, le théâtre ferme ses portes en 1967 avant d’être démoli puis remplacé par un immeuble plus moderne sans grand intérêt. L’inauguration en 2008 d’un nouvel Alhambra, situé lui aussi aux abords de République, fait écho à cette scène mythique.
Ancienne adresse : 50 Rue de Malte, 75011 Paris

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Le Balajo

La chanteuse a fréquenté cet établissement historique de la rue de Lappe, déjà connue depuis longtemps pour ses nombreux troquets et cabarets : on y comptait ainsi près d’une vingtaine de « bals » dans les années 1930. Édith Piaf y aurait notamment été vue en compagnie de son amant, le boxeur Marcel Cerdan, avant sa disparition tragique en 1949. Quelques années plus tard, c’est au Balajo que se tiennent les festivités consécutives au mariage de « la môme » avec le chanteur Jacques Pills.
9 Rue de Lappe, 75011 Paris – www.balajo.fr

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© Paris Info

Musée Édith Piaf

La chanteuse occupe cet appartement de 35m² en 1933, alors que sa carrière n’a pas encore pris son envol et qu’elle se produit à même le pavé des rues parisiennes. En 1968, l’association « Les Amis d’Édith Piaf » soutenue par des proches de l’artiste dédie ce lieu à sa mémoire. À deux pas de la station Ménilmontant, on peut aujourd’hui y retrouver de nombreux objets liés à sa vie : œuvres d’art, photos, documents, le disque d’or de « Mon Légionnaire », les gants de boxe de Marcel Cerdan, ou encore la célèbre robe de scène noire et les chaussures (pointure 34) de la chanteuse.
5 rue Crespin du Gast, 75011 Paris
Visite sur RDV – Lundi à mardi : 13h-18h – +33 (0)1 43 55 52 72

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© Pierre-Yves Beaudouin / Wikimedia Commons

Tombe d’Édith Piaf

La chanteuse disparaît le 10 octobre 1963, épuisée par une vie extraordinaire mais parsemée de douleurs et d’excès. Après un défilé triomphal du convoi funéraire dans les rues de la capitale, près de 40 000 personnes assistent à son enterrement au Père Lachaise. Édith Piaf repose auprès de sa fille Marcelle, de son dernier mari Théo Sarapo, et de son père Louis Gassion. Leur tombe dune grande simplicité est l’une des plus régulièrement fleuries du cimetière.
Cimetière du Père Lachaise – Division 97, 75020 Paris

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Place Édith Piaf

Cette placette située entre la porte de Bagnolet et la place Gambetta a été renommée en honneur de la chanteuse en 1978 : le choix du 20ème arrondissement qui l’a vu naître, et où se trouve désormais sa dernière demeure, semblait en effet naturel. La place Édith Piaf a été réaménagée en 2003 : en son centre se dresse depuis une statue de l’artiste, les bras levés au ciel, réalisée par la sculptrice Lisbeth Delisle. Vous pouvez également prendre un verre au comptoir du bar de la place Édith Piaf, charmant établissement à la façade en bois dont l’enseigne est ornée d’un portrait de la chanteuse.
Place Édith Piaf, 75020 Paris

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© Le Vieux Belleville

Le Vieux Belleville

Cette adresse unique au cœur de Belleville entretient la mémoire du Paris populaire, de ses chansons et de leurs interprètes. Les passionnés d’Édith Piaf y retrouveront des « apéros musette » et dîners-concerts où le public est invité à pousser la chansonnette au fil des plus beaux airs de l’artiste : « La Foule », « La Vie en Rose », « Milord »… Prenez le temps de vous rendre au belvédère de Belleville tout proche : même si elle n’a pas connu le parc inauguré en 1988, vous pourrez y admirer un panorama que la jeune Édith Piaf a certainement eu l’occasion de contempler de nombreuses fois au cours de ses années bellevilloises. C’est ici que se trouvaient les anciens escaliers de la rue Vilin, immortalisés sur plusieurs clichés de Willy Ronis et Robert Doisneau.
12 Rue des Envierges, 75020 Paris – www.le-vieux-belleville.com

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Charmants passages et cours secrètes de l’est parisien
Mémoires de la Commune de 1871 dans l’est parisien

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Photographes (sauf mention contraire et archives) © Paris Lights Up

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