Novembre 2024 : Les expositions à découvrir ce mois-ci dans l’Est parisien

À la recherche de sorties culturelles ? Du Marais à Romainville en passant par République et les Buttes-Chaumont, laissez-vous guider à travers notre sélection d’expositions du mois !

 

 

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Eglė Budvytytė – De sang chaud et de terre

Jusqu’au 23 février

Visuel d’exposition – Exposition De sang chaud et de terre au Plateau – FRAC Île-de-France © Eglė Budvytyte

« Artiste lituanienne majeure de la scène internationale, Eglė Budvytytė présentera au Frac Île-de-France, dans la saison France-Lituanie, sa première exposition en France. Elle travaille à l’intersection entre les arts visuels et les arts du spectacle. Sa pratique, qui s’étend aux chansons, à la poésie, aux vidéos et aux performances, explore le pouvoir de persuasion du collectif, la vulnérabilité de l’environnement comme des corps et les relations entre ceux-ci. La rencontre et la collaboration occupent une place centrale dans sa pratique, impliquant d’autres artistes et les usagers de l’espace public et des expositions. L’exposition est une exploration poétique de l’intimité entre la terre et le corps, librement inspirée des recherches sur les sociétés matrilinéaires à l’époque néolithique menées par l’archéologue lituanienne Marija Gimbutas. »

Mercredi à dimanche : 14h-19h – Nocturne chaque premier mercredi du mois jusqu’à 21h – Entrée libre

Le Plateau – FRAC Île-de-France
22 rue des Alouettes, 75019 Paris
www.fraciledefrance.com

 

 

Magali Cazo & Lena Keller – Réminiscences

Du 7 novembre au 7 décembre

La consolation de la rivière, encre et peinture vinylique sur papier, 2024 © Magali Cazo / Leak, huile sur toile, 2024 © Lena Keller – Œuvres présentées dans le cadre de l’exposition Réminiscences à la galerie Sabine Bayasli

« Comment réinventer la peinture de paysage ? C’est une des questions qui taraude la création actuelle. Car tout semble avoir été fait. La nature entière semble déjà avoir été triturée, sublimée, déconstruite, conceptualisée, érotisée, humanisée, voire abstractisée par le pinceau des artistes. Être peintre, et peindre des paysages : c’est presque de l’ordre de la tautologie. Mais est-ce vraiment ringard aujourd’hui ? Absolument pas, tant la nature nous questionne, tant elle se transforme, tant elle se meurt et se déchaîne. Chez l’Allemande Lena Keller et la Française Magali Cazo, le paysage est le sujet central mais il n’est pas considéré comme un simple motif à reproduire, si beau soit-il. Point de mimesis, point de réalisme. Il serait plutôt envisagé dans une dimension de perception émotionnelle induisant l’observation accrue de ses changements physiques, phénoménologiques. Ainsi, on pourrait parler de “paysages mutants” ou “d’images mutantes”. Comme si les états d’âme de la nature avaient la capacité, devant nous, d’en modifier les couleurs, la lumière et les contours. […] » — Julie Chaizemartin

Mardi à samedi : 12h-19h – Entrée libre

Galerie Sabine Bayasli
99 rue du Temple, 75003 Paris
galeriesabinebayasli.com

 

 

Tania Franco Klein – Break in Case of Emergency (Flies, Forks and Fires)

Todd Hido – Fragmentary Narratives

Du 7 novembre au 21 décembre

Pan, Fire, Kitchen (self-portrait), 2022 – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Break in Case of Emergency (Flies, Forks and Fires) à la galerie Les filles du calvaire © Tania Franco Klein

« Pour la première fois à Paris, Tania Franco Klein expose son travail à la galerie Les filles du calvaire du 7 novembre au 21 décembre. Deux de ses séries majeures seront présentées rue Chapon : Break in Case of Emergency et Mercado de Sonora. […] Dans ses autoportraits cinématographiques, elle met en scène nos anxiétés modernes. Ces images, éblouissantes d’irréalité, évoquent des émotions multiples et profondes de notre psyché contemporaine. Klein nous invite à participer à son exploration minutieuse du mystérieux, de l’énigmatique, et même du tabou. […] Fragmentary Narratives, la nouvelle exposition de Todd Hido à la galerie Les filles du calvaire, réunira des œuvres historiques et de nouvelles productions. Le photographe, reconnu pour ses portraits de paysages américains, propose un regard optimiste en ces temps de lutte. Dans cette nouvelle exposition, Hido choisit de révéler la beauté et l’espoir qui persistent, même au sein des paysages les plus troublants. Les collages familiaux mettent en avant l’importance de puiser du réconfort auprès de nos proches, et de renforcer les liens essentiels pour faire face à un avenir de plus en plus incertain. »

Mardi : 14h-18h30 – Mercredi à samedi : 11h-18h30 – Entrée libre

Les filles du calvaire
21 rue Chapon, 75003 Paris
www.fillesducalvaire.com

 

 

Mari Katamaya – This is how we stand our ground

Du 2 novembre au 21 décembre

RED SHOES #003, 2023 / RED SHOES #005, 2023 – Œuvres présentées dans le cadre de l’exposition This is how we stand our ground à la galerie Suzanne Tarasieve Paris © Mari Katayama

« Les œuvres de Katayama, profondément autobiographiques mais à la portée universelle, invitent les spectateurs à interroger le poids des attentes sociales sur la construction de l’identité individuelle, suscitant une réflexion sur la manière dont nous percevons les autres et sommes perçus par eux Le travail de Katayama remet en question les normes sur le corps et la vie, offrant de nouvelles pistes sur la question de savoir où finit le “je” et où commence le “tu”. […] Née en 1987, Mari Katayama a participé à de nombreuses expositions importantes, notamment à la Biennale de Venise (2019), à la Maison européenne de la photographie (2021), à Foto Arsenal Wien (2023) et aux Rencontres d’Arles (2024). Ses œuvres sont présentes dans d’importantes collections publiques et privées telles que la MEP, la Tate Modern, le CNAP et la Fondation Francès. »

Mardi à samedi : 11h-19h – Entrée libre

Galerie Suzanne Tarasieve Paris
7 rue Pastourelle, 75003 Paris
www.suzanne-tarasieve.com

 

 

Jean Mallard – Midsommar

Du 28 novembre au 14 janvier

Exil – Œuvre (recadrée) présentée dans le cadre de l’exposition Midsommar à la Slow Galerie © Jean Mallard

« Après Via Miracoli en 2020 et L’heure bleue en 2022, Jean Mallard présente Midsommar, qui réunit une trentaine de peintures réalisées à l’aquarelle, dont beaucoup de grands formats. L’artiste nous avait emmené dans ses précédentes expositions en Italie du Sud qu’il affectionne particulièrement. Cette fois, passage au Nord ! Midsommar signifie “équinoxe d’été”, en référence à ce road trip qu’a fait Jean Mallard en 2023, Danemark, Suède, Finlande, Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne … en plein été, quand les jours durent très très longtemps. Au-delà de la beauté des paysages, des forêts profondes et des lacs brumeux, la magie des lieux aussi a inspiré Jean Mallard. Les contes, teintés de mysticisme sont très ancrés dans la vie quotidienne, la frontière entre le réel et le surnaturel est mince. Ce voyage a été l’occasion pour l’artiste de plonger au tréfonds de son âme, de se confronter à lui-même en s’abandonnant au vertige de cette nature sauvage et animale où l’on s’attend à voir surgir à chaque instant une créature imaginaire. »

Lundi à samedi : 11h-19h – Entrée libre

Slow Galerie
5 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris
www.slowgalerie.com

 

 

Coller l’oreille aux colimaçons

Jusqu’au 3 novembre

Monkey reflecting in Búrfellsgjá, 2022 – Impression UV sur aluminium brossé © Tom Brabant / Photographie : Devin-Blair

« Fruit d’un processus collaboratif, Coller l’oreille aux colimaçons, présentée aux Réserves à Romainville jusqu’au 3 novembre 2024, est une exposition qui se veut multi-temporelle. Différents regards de onze curatrices sur les œuvres de la collection du Frac Île-de-France et sur celles d’artistes tout juste diplômés des Beaux-Arts et des Arts Décoratifs de Paris sont nourris par le concept philosophique d’“origine tourbillon” (développé par le philosophe et historien d’art Walter Benjamin), qui envisage le temps non plus de manière linéaire mais comme étant en perpétuel mouvement. Contrairement à l’idée d’un point de départ fixe et unique, l’origine est ici appréhendée comme un flux tumultueux, permettant une nouvelle conception de l’histoire où le passé, le présent et le futur s’entremêlent. »

Mercredi à samedi : 14h-19h – Entrée libre

Les Réserves, Romainville
43 rue de la commune de Paris, 93230 Romainville
www.fraciledefrance.com

 

 

Sport en banlieue parisienne

Jusqu’au 29 décembre

Vue de l’exposition Sport en banlieue parisienne au Musée de l’Histoire vivante © Musée de l’Histoire vivante – Montreuil

« L’exposition Sport en banlieue parisienne, en partenariat avec la FSGT (Fédération sportive et gymnique du travail), invite les visiteurs à s’interroger sur le sport populaire et ses pratiques sociales. À travers de nombreuses archives, objets et œuvres d’art, le musée donne à voir des parcours individuels ou collectifs, des histoires vivantes où le sport tient une place de premier ordre. En cette année olympique et paralympique, le musée de l’Histoire vivante expose des éclairages pluriels et divers plutôt qu’une chronologie exhaustive. Le visiteur est invité à déambuler de pièce en pièce, de sports en sports, à la rencontre de ceux et de celles qui ont fait vivre le sport populaire, qu’il soit amateur ou professionnel, loin des clichés portés sur la banlieue. Cette exposition se veut également à vocation artistique. Grâce à un partenariat avec le Fonds régional d’art contemporain Île-de-France (FRAC) et des commandes passées à des artistes du territoire, le parcours muséal entremêle objets anciens et œuvres d’art radicalement contemporaines. »

Mercredi à vendredi : 14h-17h – Samedi & dimanche : 14h-18h – 5€/4€/0€

Musée de l’Histoire vivante
31 boulevard Théophile Sueur, 93100 Montreuil
www.museehistoirevivante.fr

 

 

Les Mondes imaginaires

Jusqu’au 15 décembre

Sanseverio – Sculptures, résine, tissu, plante artificielle, métal, plastique – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Les Mondes imaginaires à l’Espace Monte-Cristo © Jean-François Fourtou – ADAGP – Galerie RX, Paris NY

« L’Espace Monte-Cristo vous plonge dans une dimension à la fois narrative et poétique à l’occasion de sa nouvelle exposition. À travers une sélection de plus de 50 sculptures d’artistes français et internationaux. Les Mondes imaginaires invite à l’exploration au fil d’un voyage onirique conçu comme une histoire en plusieurs chapitres. […] Dans son installation immersive La Famille des Hybridus, Jean-François Fourtou, artiste Carte blanche de l’exposition, présente une quinzaine de personnages mi-humains, mi-plantes, illustrant avec poésie et nostalgie des scènes de vie inspirées de la Belle Époque et projetant une image idyllique d’une humanité en symbiose avec la nature. »

Mercredi à dimanche : 11h-18h30 – Entrée libre

Espace Monte Cristo
9 rue Monte-Cristo, 75020 Paris
fondationvilladatris.fr/espace-monte-cristo

 

 


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Photographie d’illustration (recadrée) :
Pan, Fire, Kitchen (self-portrait), 2022 – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Break in Case of Emergency (Flies, Forks and Fires) à la galerie Les filles du calvaire
© Tania Franco Klein

 

 

 

 

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