À la recherche de sorties culturelles en ce début d’année ? Du Marais à Romainville en passant par Bastille et Belleville, laissez-vous guider à travers notre sélection d’expositions du mois !
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Lolita Bassomb, Anita-Carlota Bassomb, Noura Djuric, Juliette Malveau, et Astrid Bourquin – Le pouvoir de l’invisible
Du 4 au 14 janvier

« Il y a des voyages qui marquent. Des pays, des visages, des paysages dont les couleurs imprègnent et ensorcellent. […] À travers notre héritage, le pouvoir de l’invisible nous apparaît tel un miroir qui nous laisse entrevoir les parties manquantes de nos êtres. Dans cette recherche des origines et ce travail de la mémoire, chacun porte en soi les héritages de sa propre lignée et perçoit les expériences de voyage selon sa propre subjectivité. […] Cette invitation au voyage réunit des poèmes audio-visuels de Lolita Bassomb, des photographies d’Anita-Carlota Bassomb, des peintures de Noura Djuric, des photographies de Juliette Malveau, et des installations d’Astrid Bourquin. »
Jeudi à dimanche : 14h-19h – Entrée libre
Galerie des Ateliers d’Artistes de Belleville
1 rue Francis Picabia, 75020 Paris
ateliers-artistes-belleville.fr
E. Boissier & Lutes – Au 389
Jusqu’au 19 janvier

« Lutes et E. Boissier sont deux peintres parisiens partageant une vision commune de la peinture figurative : représenter notre époque. Au cœur du vacarme, de l’urbanisme dense et étouffant qui caractérise Paris, ils cherchent, dans leurs peintures, à retrouver un moment de quiétude. Figer un moment de vie, laisser traîner son regard sur les gens, les objets, les lumières, pour prendre le temps d’apprécier, contempler et conserver une mémoire de l’instant. L’exposition se déroulera sur deux mois et évoluera tout du long pour présenter de nouvelles peintures à la Galerie 389 La Boutique. »
Mardi à samedi : 14h-19h – Entrée libre
Galerie 389 La Boutique
389 rue des Pyrénées, 75020 Paris
instagram.com/389laboutique
Lolita Bourdet & Alexandra Serrano – Grandeur Nature
Du 5 au 27 janvier

« Les artistes Alexandra Serrano et Lolita Bourdet du collectif Les Cousines ont le plaisir d’exposer leur projet Grandeur Nature, lauréat de l’appel à projets “Partage ton Grand Paris”. Au cours de l’été 2023, les deux artistes ont arpenté les villes de Bobigny et Bondy afin de dresser une cartographie sensible de ce territoire en mouvement, multipliant les points vue et donnant à voir différentes formes de cohabitation entre nature et ville. Ce projet repose sur l’association de deux dispositifs de création et d’impression d’images : la Caravana Obscura qui permet la prise de vue de paysages à échelle réelle et l’Anthotypie, technique d’impression photographique à base de végétaux, utilisée pour la réalisation d’un inventaire de la flore urbaine spontanée. »
Mercredi à samedi : 10h-12h & 14h-18h – Entrée libre
Galerie Ephémère
1 rue Kléber, 93100 Montreuil
instagram.com/hellolescousines
Alioune Diagne – Seede
Du 6 janvier au 24 février

« Pour Seede qui en wolof signifie “Le témoignage”, Diagne a arpenté pendant des semaines les côtes du Sénégal. Les toiles se font l’écho de ces récits de vie de pécheurs locaux qui, munis d’une pirogue et d’un filet pour seul outil de travail, se voient confrontés à une industrialisation étrangère grandissante autour du commerce de la pêche. “Pour survivre”, explique Alioune Diagne, “certains d’entre eux ont dû abandonner ce savoir-faire ancestral pour se tourner vers des pratiques illégales, celles des passeurs”. Un bleu profond et quelques filets de pêches qui recouvrent les parois et ornent le sol de l’espace parisien donnent à l’exposition une dimension immersive voire dramatique. “Je veux parler de ces sujets” poursuit-il, “l’émigration est aujourd’hui encore, une douloureuse réalité́. Jusqu’à maintenant le succès d’une vie ne s’envisageait qu’en Europe ou aux Etats-Unis. Je veux montrer aux jeunes générations qu’il peut y avoir un avenir en Afrique”. […] Depuis 2011, l’œuvre de Alioune Diagne a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles et collectives en Europe, en Afrique et en Asie. En avril 2024, il aura l’honneur de représenter le pavillon sénégalais lors de la 60ee Exposition d’Art Internationale – La Biennale di Venezia. »
Mardi à samedi : 10h-19h – Entrée libre
Templon Paris – Beaubourg
30 rue Beaubourg, 75003 Paris
www.templon.com
Véronique Dorey – Inventarium
Jusqu’au 20 janvier

« Véronique Dorey est née en 1963, elle vit et travaille à Paris. Dessinatrice, elle publie ses premiers récits dès la fin des années 1980 dans la revue Métal Hurlant avant de commencer une carrière de coloriste pour la bande dessinée. Elle œuvre notamment sur la trilogie Le roi des mouches du duo Mezzo / Pirus, tout en enfouissant dans ses cartons à dessins d’hallucinantes pépites graphiques. […] À l’occasion du lancement de la monographie Inventarium aux éditions Cernunnos, la galerie Arts Factory présente une rétrospective consacrée au travail de Véronique Dorey. Richement illustré, ce livre revient sur un parcours artistique couvrant désormais trois décennies, avec une préface de Benjamin Lacombe et un long entretien mené par l’autrice Véronique Ovaldé. Déployée sur les quatre niveaux de la galerie, l’exposition propose un ensemble d’œuvres réalisées entre 1995 et 2023, réunissant pour la première fois l’univers très 50’s des premières peintures et les ébouriffants dessins à la mine de plomb, dont Adoscopie, une saisissante galerie de portraits totalement inédite. »
Lundi à samedi : 10h-19h30 – Entrée libre
Galerie Arts Factory
27 rue de Charonne, 75011 Paris
www.artsfactory.net
Yoshimi Futamura & Pierre-Elie de Pibrac – Rebirth
Jusqu’au 13 janvier

« Pour l’ouverture de son nouvel espace du 6 rue Chapon, la Galerie Anne-Laure Buffard est heureuse de présenter Rebirth, un dialogue entre les oeuvres du photographe français Pierre-Elie de Pibrac, réalisées lors d’un voyage de huit mois au Japon (2019-2020), et les céramiques de l’artiste japonaise Yoshimi Futamura, née à Nagoya en 1959. Reprenant le nom d’une série de Yoshimi Futamura inspirée par l’esprit de résilience né du traumatisme de Fukushima, l‘exposition propose une méditation sur le sentiment d’impermanence qui imprègne la culture japonaise et, d’une manière plus universelle, toute existence humaine. Cette notion d’une précarité de l’existence consubstantielle à sa beauté, est également le fil rouge du corpus japonais de Pierre-Elie de Pibrac, qui mêle portraits en couleurs de la série Hakanai Sonzai et tirages noir et blanc du corpus Mono no Aware, rappelant la tradition japonaise de l’Ukiyo-e, art subtil de l’encre et des gravures sur bois. »
Mardi à samedi : 11h-19h – Entrée libre
Galerie Anne-Laure Buffard
6 rue Chapon, 75003 Paris
annelaurebuffard.com
Ndayé Kouagou – A Change of Perspective
Jusqu’au 18 février

« Le Frac Île-de-France présente au Plateau la première exposition personnelle en France (en institution) de Ndayé Kouagou. Ses différentes pratiques s’articulent autour du langage sans qu’il n’établisse de hiérarchie entre elles. De la matérialité du tableau, aux vidéos évoquant l’univers des influenceurs et influenceuses, à celles intimes et éphémères des performances ou des workshops, son œuvre considère au même niveau la transmission via l’objet que via le spectacle ou le format pédagogique. S’adresser à l’autre est le leitmotiv de son besoin de créer. Artiste autodidacte, il y a dans son travail une volonté d’échange et d’ouverture, une envie d’autoriser l’autre à se rêver lui-même. »
Mercredi à dimanche : 14h-19h (nocturne jusqu’à 21h chaque 1er mercredi du mois) – Entrée libre
Frac Île-de-France – Le Plateau
22 rue des Alouettes, 75019 Paris
www.fraciledefrance.com
Alice Lasnier / Avec Fanny Caron, Julien Espiaut, et François Hebert – Les fleurs de l’âge
Du 13 au 31 janvier

« L’exposition photo Les fleurs de l’âge met en lumière la simplicité du quotidien d’une grand-mère à travers l’objectif de sa petite fille. Hommage aux rapports entre les générations, elle relève et sublime les simplicités désuètes qui nous paraissent si ordinaires. Le jour des 90 ans de sa grand-mère, sa petite fille Alice relève de la mélancolie dans ses yeux, elle la sent bien parmi les siens mais perçoit chez elle une lassitude de vivre. Elle aimerait, au fond d’elle, rejoindre son mari décédé deux ans auparavant. Du petit déjeuner jusqu’au soir, à la salle des fêtes du village en passant par les longs moments à contempler les oiseaux et à parler du temps qu’il fait, cette série photographique a été réalisée sur une journée, le dernier jour de l’été, dans le but de garder une trace de sa grand-mère et de lui montrer la beauté de son quotidien dont elle s’est tant ennuyée. »
Mardi à dimanche : 11h-19h – Entrée libre
Péniche-librairie L’eau et les rêves
9 quai de l’Oise, 75019 Paris
www.penichelibrairie.com
Yukiko Noritake – La Villa
Jusqu’au 16 janvier

« La Villa est une foisonnante série de 30 gouaches à l’esthétique élégante. On plonge dans cet univers chic et doux, où chaque invité, chaque espace, est représenté avec soin. La minutie des détails s’invite dans les dentelles d’une robe, un pan de mur en trompe l’œil, la transparence d’un cristal, la sensualité d’une coupe de fruits… 0n entend presque le brouhaha de la soirée, tant la vie vibre dans cette vaste peinture de Yukiko où les invités réunis sous une magistrale coupole finement décorée, semblent prêts à sortir du cadre… Les mets sont succulents, les décors somptueux, la fête est d’un épicurisme absolu. Avec Yukiko, le quotidien se part d’un raffinement exquis, elle-même cultive un certain art de vivre où le beau s’installe partout, comme remède à la morosité ou la mélancolie. Programme idéal pour accompagner la fin de cette année ! »
Lundi à samedi : 11h-19h – Entrée libre
Slow Galerie
5 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris
www.slowgalerie.com
Françoise Pétrovitch – Dans mes mains
Du 13 janvier au 9 mars

« […] J’observe des jeunes dans les musées, dans la rue, en France, à l’étranger. Ces images sont des instantanés d’aujourd’hui. Ces adolescents se regardent peu, se parlent peu, mais se touchent, se mélangent presque. Leurs identités fusionnent dans les amitiés intenses où chacun est le miroir de l’autre. Les fonds des tableaux sont brossés à grands traits, ils ne représentent rien, ils sont une pure couleur, comme chez Ingres, auquel je pense souvent. J’admire chez lui la modernité dans les figures féminines, le soin et la précision apportés aux détails des vêtements, les plis, les broderies, le corsetage des femmes du XIXe siècle aussi, il faut le reconnaître. J’ai cherché à dépeindre les lignes graphiques qui barrent les corps de ces adolescents. J’ai varié les cadrages et points de vue, dessus-dessous, tout comme les couleurs, puisées dans la palette que j’emploie en ce moment : vert acide, mauve, orange et bleu charron. » — Françoise Pétrovitch
Mardi à samedi : 11h-19h – Entrée libre
Semiose
44 rue Quincampoix, 75004 Paris
semiose.com
Bruno Serralongue / Avec Mégane Brauer, Burn-Août, François Curlet, et Suzanne Husky – Le Présent
Du 14 janvier au 3 mars

« Le présent ce n’est pas forcément le présent de l’actualité médiatique. Le présent décrit dans cette exposition c’est l’air du temps en France avec le mouvement des Soulèvements de la terre comme force motrice d’un changement radical ; c’est la nécessité de la désobéissance civile face à un État jugé trop lent, voire inactif, à relever les enjeux environnementaux. Mais c’est aussi la question des territoires et populations périphériques avec les œuvres de Mégane Brauer et de Suzanne Husky, ou de François Curlet : la surconsommation et les surnuméraires. À sa manière, c’est une exposition qui parle de la survie. » — Bruno Serralongue
Mardi à samedi : 10h-18h – Entrée libre
Air de Paris
43 rue de la Commune de Paris, 93230 Romainville
www.airdeparis.com
Stella Sujin – Femmes lisant la nuit parmi les fleurs du jardin
Du 13 janvier au 24 février

« Nommée au prix Drawing Now 2023, l’artiste coréenne Stella Sujin propose un ensemble d’aquarelles sur les thèmes de l’invisible et du bizarre, inspirés des sorcières, des créatures hybrides ou encore des gravures moyenâgeuses. […] En Espagne, au Moyen-âge, la confrérie des aveugles se composait de colporteurs mal-voyants qui psalmodiaient à pleins poumons des poèmes fantasmagoriques souvent truculents. Sujin rend ici hommage à ces messagers de l’invisible, ceux qui nous font oralement entrevoir ce qui est caché, ce que l’on ne montre pas, à travers une interprétation libre de deux textes référents à l’ensemble de l’exposition : La Danse aux aveugles de Pierre Michault, ouvrage de poèmes médiévaux aux accents fantasmagoriques et les gravures moyenâgeuses ultra colorées, notamment celles que l’on retrouve dans Les Très Riches Heures du Duc de Berry. En découle une galerie des glaces picaresque sur laquelle règne le Moyen-Age et ses personnages de troubadours, ses bouffons et ses saltimbanques. Sujin tend à conter l’invisible pour le rendre visible, ce que les aveugles voient. Elle peint une collection de portraits invraisemblables, de saynètes étranges. Des animaux chantent ou jouent du violon, des sorcières se contorsionnent, des poissons à têtes d’évêques prennent la pose, dans un Jardin des délices contemporain qui fascine autant qu’il repousse, tout du moins intrigue. Quels secrets, quels rites inavouables se cachent dans ce théâtre surnaturel ? »
Mardi à samedi : 14h-19h – Entrée libre
Backslash Gallery
29 rue Notre-Dame de Nazareth, 75003 Paris
www.backslashgallery.com
Call of the Wild
Du 6 au 13 janvier

« Sabine Bayasli a eu l’idée de cette exposition en s’inspirant de Walden ou La vie dans les bois de Henry David Thoreau, ce récit pionnier du 19e siècle dans lequel l’auteur vit durant deux ans, coupé du monde, dans une cabane au bord d’un étang en lisière de forêt. Il s’agit ici de retrouver une authenticité, de défricher un état sauvage, une sève originelle. […] L’exposition collective Call of the Wild réunit les artistes Sacha Cambier de Montravel, Magali Cazo, Jérôme Combe, Sylvain Dubrunfaut, Bruno Gadenne, Nathan Ghali, Beya Gille Gacha, Kubra Khademi, Magdalena Lamri, Thomas Lesigne, Hélène Marcoz, Emmanuel Morales, Karolina Orzelek, Simon Pasieka, Nazanin Pouyandeh, Abel Pradalié, Hervé Priou, Pascale Rémita, Pauline Riveaux, Andreas Senoner, Gregory Thielker, Marko Velk, Samuel Yal, Fabien Yvon, Otvard Zeerazerr, et Xarli Zurell. »
Mardi à samedi : 12h-19h – Entrée libre
Galerie Sabine Bayasli
99 rue du Temple, 75003 Paris
galeriesabinebayasli.com
Le citron est la fleur la plus sincère
Du 6 au 13 janvier

« Icône de l’art en train de se faire et sanctuaire de l’inexploré, le citron, simple fruit, se dévoile sous un éclairage énigmatique. À la fois fruit et soleil, cet or qui pousse dans les arbres se mue en invité d’honneur le temps d’une exposition. Personnage incontournable du monde des artistes, le citron est sur toutes les lèvres. Croisé au gré des visites d’ateliers, des rencontres et des voyages, son arbre, son zeste, sa pulpe et ses pépins se mettent à nu à travers une multitude de formes : du design à la performance, en passant par la peinture, l’installation, la photographie ou la poésie. […] La galerie Les filles du calvaire invite le commissaire d’exposition Yvannoé Kruger à investir les lieux et confirme ainsi sa volonté d’élargir la programmation par des invitations et des cartes blanches. L’exposition réunjit les artistes Abdelhak Benallou, Anna Farouche, Apollinaria Broche, Baptiste et Jaïna, Bianca Argimón, Bruno Verjus, Çağla Ulusoy, Charles Hascoët, Claudio Coltorti, Itamar Gov, Jean-Pierre Bertrand, Lei Saito, Léo Fourdrinier, Mateo Revillo, Maya Inès Touam, Nicolas Momein, Nika Kutateladze, Raphaël-Bachir Osman, Taisiia Cherkasova, et Ugo Schilde. »
Mardi à samedi : 11h-18h30 – Entrée libre
Galerie Les filles du calvaire
21 rue Chapon, 75003 Paris
www.fillesducalvaire.com
Corps à corps – Histoire(s) de la photographie
Jusqu’au 25 mars

« Rassemblant plus de cinq cents photographies et documents réalisés par quelque cent vingt photographes historiques et contemporains, Corps à corps offre un regard inédit sur les représentations photographiques du genre humain aux 20e et 21e siècles. L’exposition dépasse les catégories d’étude classiques telles que “le portrait”, “l’autoportrait”, “le nu”, ou encore la photographie dite “humaniste”. Elle dévoile des particularités, des manières de voir “photographiques” et rend visibles des correspondances entre artistes. On leur découvre des obsessions communes, dans leur façon d’appréhender le sujet, comme dans leur approche stylistique. Les images exposées nourrissent aussi des questionnements sur la responsabilité du photographe : comment la photographie participe-t-elle à la naissance des identités et à leur visibilité ? Comment raconte-t-elle les individualités, le rapport à l’autre ? »
Tous les jours sauf mardi : 11h-21h (jusqu’à 23h le jeudi) – 17€/14€/0€
Centre Pompidou
Place Georges Pompidou, 75004 Paris
www.centrepompidou.fr
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Photographie d’illustration (recadrée) :
Hakanai Sonzai #4, 2020 – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Rebirth à la galerie Anne-Laure Buffard
© Pierre-Elie de Pibrac – Galerie Anne-Laure Buffard


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