Août 2022 : Les expositions à découvrir ce mois-ci dans l’est parisien

À la recherche de sorties culturelles ? Du Marais à Pantin en passant par Bastille et Ménilmontant, laissez-vous guider à travers notre sélection d’expositions du mois !

 

 

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Henri Cartier-Bresson L’expérience du paysage

Jusqu’au 19 septembre

Torcello, Italie, 1953 © Fondation Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

« Sélectionnées par Henri Cartier-Bresson à la fin de sa vie, les photographies de l’exposition témoignent de l’approche de l’artiste face à ce qui n’est pas simplement un décor pour observer l’être humain, mais un sujet à part entière. Chacune de ces images, prises entre les années 1930 et les années 1990 en Europe, en Asie et en Amérique, illustre la construction du paysage par le photographe, qu’il soit naturel ou urbain. […] Avec cette sélection de 70 photographies, Henri Cartier-Bresson dévoile en creux l’autoportrait d’un artiste en plein questionnement sur son rapport au monde. L’exposition est complétée par une sélection de dessins de l’artiste issus des collections de la Fondation HCB. »

Mardi à dimanche : 11h-19h – 9€/5€/0€

Fondation Henri Cartier-Bresson
79 rue des Archives, 75003 Paris
www.henricartierbresson.org

 

 

Camille Léage Bus 60

Jusqu’au 19 septembre

Buttes-Chaumont – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Bus 60 sur les murs du Pavillon Carré de Baudouin © Camille Léage

« En 2010, Camille Léage commence à photographier les rues des quartiers périphériques du nord-est de Paris. Au cours de ses déambulations dans les 18e, 19e, et 20e arrondissements, elle définit un protocole pour observer différemment sa ville. Durant dix ans, elle rapporte des scènes qui témoignent de la diversité humaine et architecturale de ce territoire et donne à voir une autre image de Paris, loin des clichés de la ville lumière ou des quartiers dits sensibles. Tout au long de cette recherche, Camille Léage mène une réflexion sur comment mieux habiter la ville. Elle soulève des questions sur la mixité entre les communautés, le partage de l’espace public et l’utilité d’actions « inutiles ». Sa photographie s’accompagne d’une série de cartes postales illustrées, enrichies d’un essai de Taous Dahmani (historienne de la photographie) et de deux entretiens avec Solo (cofondateur du groupe de rap Assassin), et Pascale Lapalud et Chris Blache (créatrices de la plateforme Genre et Ville). »

En plein air – Entrée libre

Murs du Pavillon Carré de Baudouin
Rue des Pyrénées & Rue de Ménilmontant, 75020 Paris
mairie20.paris.fr

 

 

Janine Niépce Au bonheur des dames

Du 23 août au 3 septembre

Atelier Dior, Paris, 1966 – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Au Bonheur des Dames à la Polka Galerie © Janine Niépce – Polka Galerie

Engagée dans la résistance, comptant parmi les premières femmes françaises photojournalistes, pionnière de la couverture en images des luttes pour les droits des femmes : la carrière de Janine Niépce semble une succession de superlatifs qui ne suffisent pourtant pas à résumer la richesse et la profondeur de son travail. À travers une série de 23 clichés, l’exposition Au Bonheur des Dames de la Polka Galerie plonge dans les archives de la photographe pour conter le quotidien de « celles qui, dans les ateliers, sur le devant de la scène ou dans les coulisses, ont fait la fierté des plus grandes maisons de couture et contribué à leur rayonnement ». Cette exposition est l’occasion idéale de découvrir le regard unique et profondément humain de Janine Niépce, une avant-gardiste qui met ici en lumière les travailleuses de la mode trop souvent tenues éloignées des lueurs des projecteurs.

Mardi à samedi : 11h-19h

Polka Galerie
Cour de Venise – 12-14 Rue Saint-Gilles, 75003 Paris
www.polkagalerie.com

 

 

Beya Rebaï Les Beaux Jours

Jusqu’au 27 août

Œuvres présentées dans le cadre de l’exposition Les Beaux Jours à la Slow Galerie © Beya Rebaï

« En 2018, Beya Rebaï découvre le pastel, et c’est le coup de foudre pour ce médium doux, velouté, aux infinies possibilités de couleurs. Depuis, ses pastels sont devenus sa signature, secs ou à l’huile. Elle explore, expérimente, dessine sans cesse, avec une grande liberté, son trait est rapide et vif, ses compositions sobres et foisonnantes à la fois. Avec un appétit particulier pour la représentation de paysages, souvent aux couleurs irréelles et magnifiquement éloignées de la réalité. Beya aime passionnément la nature, l’explosion vitale du printemps, les fleurs, les paysages de campagne. Pas besoin d’aller au bout du monde pour goûter à la sensualité d’une nature en plein éveil, c’est ce que nous raconte l’artiste dans Les Beaux Jours, où chaque dessin évoque un souvenir doux et nostalgique avec la promesse que tout recommencera l’année prochaine. »

Lundi à samedi : 11h-19h – Entrée libre

Slow Galerie
5 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris
www.slowgalerie.com

 

 

Toshio Saeki Fièvres nocturnes

Jusqu’au 27 août

Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Fièvres nocturnes à la galerie Arts Factory © Toshio Saeki

« Né dans la préfecture de Miyazaki, au sud-est du Japon, Toshio Saeki est âgé de quatre ans lorsque sa famille s’installe à Osaka. Il va apprendre très jeune à dessiner et, après avoir fini le lycée, commence à travailler dans la publicité. En 1969, il déménage à Tokyo et va développer son propre univers en publiant l’année suivante Saeki Toshio Gashuu, son premier ouvrage, qui selon ses mots évoque « une fresque cauchemardesque inspirée par l’imagerie japonaise traditionnelle ». En 1971, il entame une collaboration régulière avec la revue érotique SM Selecto. Très populaire au Japon dans les années 1970, il se voit consacrer de nombreuses expositions dans son pays et à l’international. Le grand public français va le découvrir avec Japon Intime, édité en 1990 chez Albin Michel. Il interrompt ses différentes collaborations avec la presse à la fin des années 1980, vivant une forme de semi-retraite dans les montagnes de la préfecture de Chiba, à l’extérieur de Tokyo [jusqu’à sa disparition en 2019]. »

Lundi à samedi : 12h30-19h30 – Entrée libre

Galerie Arts Factory
27 rue de Charonne, 75011 Paris
www.artsfactory.net

 

 

Allemagne / Années 1920 / Nouvelle Objectivité / August Sander

Jusqu’au 5 septembre

Transvestitenlokal, vers 1931 © Jeanne Mammen – Crédit photographique : © BPK, Berlin, Dist. RMN-Grand Palais / Dietmar Katz

« Première vue d’ensemble sur ce courant artistique en France », l’exposition pluridisciplinaire du Centre Pompidou se penche sur l’art et la culture de l’Allemagne des années 1920, dans un parallèle avec l’œuvre du photographe August Sander. Au sortir de la première guerre mondiale, c’est une ère de contrastes qui s’ouvre dans une Allemagne aussi désabusée que riche de créativité. D’un côté, les aspirations démocratiques naissantes de la République de Weimar, l’essor fulgurant de la technique, la libération des mœurs, voire d’une marginalité jusqu’alors réprimée. De l’autre, la fin des illusions et des utopies terrassées dans l’enfer des tranchées, la violence irréfrénée du développement industriel, et la montée des totalitarismes. […] — Notre article

Tous les jours (sauf mardi) : 11h-20h (nocturne jusqu’à 23h le jeudi) – 14€/11€/0€

Centre Pompidou
Place Georges Pompidou, 75004 Paris
www.centrepompidou.fr

 

 

Cabu – Dessins de la rafle du Vel d’Hiv

Jusqu’au 7 novembre

Visuel de l’exposition Cabu – Dessins de la rafle du Vel d’Hiv au Mémorial de la Shoah © Cabu – V. Cabut

« Au printemps 1967, le magazine Le Nouveau Candide publie les bonnes feuilles de La Grande rafle du Vel d’Hiv 16 juillet 1942 de Claude Lévy et Paul Tillard. Pour illustrer cette série en cinq épisodes, la rédaction fait appel à un jeune dessinateur de 29 ans, Jean Cabut, dit Cabu. L’ouvrage de Lévy et Tillard retrace, à travers documents et témoignages, le déroulement de la rafle et l’enfermement au Vélodrome d’Hiver de plus de 8 000 des quelque 13 000 victimes des arrestations. Pointant le rôle de la police française et du gouvernement de Vichy dans la déportation des Juifs par les nazis, le livre provoque un choc dans l’opinion. C’est aussi un choc pour Cabu, qui découvre cette tragédie trop vite oubliée et met le meilleur de son talent à traduire en dessins les scènes décrites. À l’occasion des 80 ans de la rafle du Vel d’Hiv, Véronique Cabut, son épouse, et le Mémorial de la Shoah proposent de redécouvrir ces dessins jamais exposés depuis leur parution. Cette exposition est aussi un hommage à un dessinateur génial et populaire qui fut l’une des douze victimes de l’attentat djihadiste du 7 janvier 2015 contre la rédaction de Charlie Hebdo. »

Dimanche à vendredi : 10h-18h30 (jusqu’à 22h le jeudi) – Entrée libre

Mémorial de la Shoah
17 rue Geoffroy L’Asnier, 75004 Paris
www.memorialdelashoah.org

 

 

C’est peut-être un détail pour vous

Jusqu’au 6 août

Caverne – Œuvre présentée à la galerie Sabine Bayasli dans le cadre de l’exposition C’est peut-être un détail pour vous © Julie Giblot Ducray – Galerie Sabine Bayasli

En guise d’au revoir estival, il reste encore quelques jours pour découvrir l’exposition C’est peut-être un détail pour vous à la galerie Sabine Bayasli. Sous le commissariat de Laura Ferrini, elle rassemble neuf jeunes artistes ayant en commun d’avoir fréquenté les bancs des Beaux-Arts de Paris : Thibaut Bouedjoro-Camus, Paul Curti, Nicolas Gaume, Julie Giblot Ducray, Esther Imard, Louise Janet, Luc Pommet, Victor Puš-Perchaud, et Norma Trif. La large sélection d’œuvres rassemblées forme une véritable mosaïque de visions poétiques, façonnées par ces « fragments de vie, des choses qui sont considérées, le plus souvent, comme des objets ou moments insignifiants », et pourtant veulent parfois « dire beaucoup ».

Mardi à samedi : 12h-19h – Entrée libre

Galerie Sabine Bayasli
99 rue du Temple, 75003 Paris
galeriesabinebayasli.com

 

 

In the banlieues : Oakland/Saint-Denis

Jusqu’au 28 août

Visuel de l’exposition In the banlieues : Oakland/Saint-Denis au Pavillon de l’Arsenal

« Quelle que soit la manière de les nommer – banlieues, périphéries, suburbs, franges urbaines… cette exposition met en lumière le retournement symbolique du centre à la périphérie. Mouvements artistiques, luttes sociales, innovations urbaines : les banlieues d’Oakland en Californie et de Saint-Denis imposent aujourd’hui leur influence et inventent des solutions aux enjeux de pauvreté et de développement urbain accéléré auxquels les métropoles font face. Croisant les approches urbaines, artistiques, et sociales, In the Banlieues retrace les moments forts de l’histoire des deux villes et révèle, au travers d’expériences concrètes et de récits illustrés, leurs apports aux pratiques actuelles de l’urbanisme. Agitateurs d’idées, créateurs de liens, porte-voix de ceux que l’on entend peu, révélateurs d’espaces et de modèles de coopération, les acteurs de ces territoires convoquent le sensible pour construire des espaces à échelle humaine. »

Mardi à dimanche : 11h-19h – Entrée libre

Pavillon de l’Arsenal
21 boulevard Morland, 75004 Paris
www.pavillon-arsenal.com

 

 

Love Songs – Photographies de l’intime

Jusqu’au 21 août

Nobuyoshi Araki, Série Sentimental Journey, 1971 – Collection MEP, Paris. Don de la société Dai Nippon Printing Co., Ltd. © Nobuyoshi Araki, courtoisie Taka Ishii Gallery

« Réunissant 14 séries réalisées par les plus grands photographes des XXe et XXIe siècles, l’exposition rassemble des chefs d’œuvre de la collection de la MEP et des prêts d’artistes contemporains majeurs, dont certains sont présentés pour la première fois en Europe. Au cœur de l’exposition, les ensembles de Nobuyoshi Araki et Nan Goldin constituent le point de départ de cette relecture inédite. L’œuvre des deux photographes est confrontée aux séries d’autres auteurs majeurs tels que René Groebli, Emmet Gowin, Larry Clark, Sally Mann, Leigh Ledare, Hervé Guibert ou Alix Cléo Roubaud et d’artistes contemporains comme JH Engström & Margot Wallard, RongRong&inri, Lin Zhipeng (aka No 223), Hideka Tonomura, ou Collier Schorr. […] Tout au long du parcours, les images invitent à découvrir une multitude d’histoires intimes et une diversité de schémas amoureux. Premiers jours d’une relation, mariage et lune de miel, petits bonheurs domestiques mais aussi douleur de la séparation ou derniers jours partagés avec l’être aimé… l’intimité captée par l’objectif est ici révélée dans toute sa poésie et toute sa franchise. »

Mercredi à vendredi : 11h-20h (jusqu’à 22h le jeudi) – Samedi & Dimanche : 10h-20h – 11€/7€

Maison européenne de la photographie
5/7 Rue de Fourcy, 75004 Paris
www.mep-fr.org

 

 

Regards du Grand Paris

Jusqu’au 23 octobre

 Cité lacustre #7, 2021 – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Regards du Grand Paris aux Magasins généraux © Lucie Jean – Magasins généraux

« Fruit d’une collaboration entre les Ateliers Médicis, le Centre national des arts plastiques (Cnap), les Magasins généraux, la Société du Grand Paris, et le musée Carnavalet – Histoire de Paris, l’exposition Regards du Grand Paris rassemble les œuvres des 38 artistes ayant participé aux cinq premières années (2016 à 2021) de la commande photographique nationale du même nom, confiée par le ministère de la Culture aux Ateliers Médicis en partenariat avec le Cnap. L’exposition dévoile ces œuvres pour la première fois au public et entend également revenir vers les territoires qui ont vu naître ces images. »

Mercredi à dimanche : 14h-20h (jusqu’à 22h le jeudi) – Entrée libre

Magasins généraux
1 rue de l’Ancien Canal, 93500 Pantin
magasinsgeneraux.com

 

 

 

 

Illustrations (recadrées) :
Œuvres présentées dans le cadre de l’exposition Les Beaux Jours à la Slow Galerie
© Beya Rebaï

 

 

 

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