Les inscriptions des bénévoles sont ouvertes pour l’édition 2022 de la Nuit de la Solidarité, prévue le 20 janvier prochain

Les inscriptions sont ouvertes pour participer à la cinquième édition de la Nuit de la Solidarité, organisée dans la nuit du 20 au 21 janvier afin de mieux connaître la situation des personnes sans-abri à travers la capitale.

D’après le compte-rendu publié par l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur), ce triste décompte désormais annuel avait permis de recenser près de « 2 829 personnes sans solution d’hébergement » lors de la dernière Nuit de la Solidarité organisée du 25 au 26 mars 2021, alors que « 28 334 places d’hébergement et de mise à l’abri étaient ouvertes dans Paris ». Au cours de l’édition précédente, en 2020, les bénévoles avaient rencontré près de 3 600 personnes « en situation de rue ».

« Pour la première fois et à titre expérimental », la Nuit de la Solidarité du 20 janvier prochain sera « élargie à l’échelle métropolitaine, avec la participation d’une dizaine de communes de la métropole du Grand Paris ». L’édition 2022 contribuera par ailleurs « au recensement des personnes sans abri de l’Insee », suite à la signature d’une charte de partenariat entre l’institut et la ville de Paris.

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Le nord-est parisien continue à souffrir de manière disproportionnée de la grande exclusion. Lors de l’édition 2021 de la Nuit de la Solidarité, les arrondissements comptant le plus grand nombre de personnes à la rue rencontrées étaient le 12e (419 personnes dont 112 au bois de Vincennes), le secteur Paris Centre (364 personnes), le 10e (294 personnes), le 18e (257 personnes), et le 19e (245 personnes). Aux côtés des trottoir et tunnels, les gares (191 personnes y ayant trouvé refuge), les stations de métro (144 personnes), les talus du périphérique (123 personnes), et les « campements de familles » (72 personnes) figuraient parmi les principaux lieux concernés.

Organisée chaque hiver depuis 2018, la Nuit de la Solidarité vise avant tout à « aller à la rencontre des personnes qui vivent dans les rues de la capitale. Elle n’est pas une intervention sociale mais un outil qui a pour finalité de mieux connaître les personnes en situation de rue pour améliorer les réponses qui leur sont proposées ». Les Parisiennes et Parisiens qui participeront à cette quatrième édition en tant que bénévoles seront au total près de 2 000, encadrés par 400 professionnels de l’action sociale.

Les personnes volontaires peuvent choisir l’arrondissement dans lequel elles souhaitent participer à l’initiative lors de leur inscription – une séance de formation sera dispensée en début de soirée dans les mairies et autres lieux de rassemblement désignés. Chaque arrondissement est divisé en une vingtaine de secteurs en moyenne, dont l’ensemble des rues sera parcouru par des groupes de quatre à cinq bénévoles chargés d’un questionnaire. Il est également possible de s’enregistrer en tant que responsable d’équipe, à condition « d’être une professionnelle ou professionnel du social, membre d’une association de lutte contre l’exclusion, maraudeur expérimenté, ou avoir déjà participé en tant que bénévole à une Nuit de la Solidarité ».

Signe du paradoxe et de la brutalité que représente la persistance du « sans-abrisme », des chiffres récemment publiés par l’Apur estiment que près de 18 600 logements étaient « durablement vacants » à Paris en fin d’année 2020. Dans la capitale, seuls 80% des logements sont « occupés toute l’année par des ménages dont c’est la résidence principale » : en effet, 9% sont des résidences secondaires, et 11% sont considérés comme vacants. Selon d’autres données, celles de l’Insee, la région Île-de-France compterait autour de 400 000 logements vides, dont près de 117 000 dans la seule capitale : une quarantaine pour chaque personne à la rue recensée lors de la Nuit de la Solidarité.

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La Nuit de la Solidarité 2022
www.paris.fr

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Illustration : Pont de Bercy, Paris
© Paris Lights Up

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