Pour la planète, contre la pauvreté : Le 10 avril, faisons vivre l’Union populaire !

Pour la toute première fois dans le cadre d’une élection, Paris Lights Up choisit d’adopter une position claire en appelant à voter pour le candidat de l’Union populaire à l’occasion de la présidentielle d’avril 2022.

D’abord, la planète. Depuis bien trop longtemps, notre Terre est prisonnière d’un système, l’exploitation capitaliste, qui empoisonne les rivières, infeste les sols, annihile le vivant, et corrompt l’âme humaine. Alors que vient de paraître le dernier rapport du GIEC, le constat de la communauté scientifique est une nouvelle fois sans appel. Le réchauffement climatique progresse à un rythme encore plus préoccupant que dans toutes les précédentes estimations, nous conduisant au bord d’un précipice dont il pourrait bientôt être impossible de se libérer.

Choisir à court terme de voir ce système absurde se perpétuer sans entraves, c’est choisir à long terme notre propre disparition. D’ici la fin du siècle, des terres s’assécheront, devenant stériles, inhabitables, conduisant à un exode climatique sans précédent, à des bouleversements sociaux et sanitaires qui pourraient hélas faire passer les crises actuelles pour de simples anecdotes de l’histoire. Chaque degré supplémentaire est un pas de plus vers un abîme « irréversible », un « avenir invivable », sans aucune possibilité de marche arrière. D’après les associations spécialisées, bien peu de prétendants à la fonction présidentielle ont présenté au cours de cette campagne un programme à la hauteur des enjeux climatiques. Un seul d’entre eux a visiblement une chance de rejoindre le second tour puis de remporter l’élection, et ce faisant, de porter ce sujet dans les plus hautes assemblées et auprès de nos partenaires internationaux.

L’avenir de la planète, le nôtre, celui des générations à venir, n’est pas un jeu. La lutte contre le réchauffement climatique, la mise en œuvre de règles qui verront enfin l’intérêt supérieur du vivant primer sur la rapacité sans limites de quelques-uns, ne peuvent se jouer sur une série de coups de dés irresponsables. L’impératif écologique est trop important pour être une fois de plus remis à plus tard, aux prochaines législatives, à la prochaine présidentielle, au prochain cataclysme. Face aux rentiers électoraux de la haine et de l’ignorance qui n’ont cure des malheurs à venir, face aux fossoyeurs des promesses climatiques actuellement au pouvoir, choisissons le candidat dont le programme environnemental est le plus complet, pour une véritable « harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature ».

Ne répétons pas les mêmes erreurs que la génération des médiocres qui nous a précédés, sourde aux alertes écologiques depuis des décennies, exploitant avec égoïsme un monde dont ils n’auront pas le temps d’observer l’irrémédiable et cruelle transformation : conséquence prévisible de leur avidité pour ses ressources, de leur brutalité envers sa population. Ne nous résignons pas à cet avenir d’incendies, de tornades, et de famines qu’ils nous promettent par leur silence. Une victoire de l’Union populaire donnerait à la France la possibilité de devenir une terre pionnière des droits du vivant, comme elle fut un temps pionnière des droits humains et de la raison après la grande Révolution de 1789.

Car ensuite, c’est la pauvreté, les inégalités. Tout juste 160 ans après la publication des Misérables, on compte encore dans notre pays au moins 10 millions de pauvres, 4 millions de personnes mal logées, 300 000 femmes, hommes, et enfants privés de domicile fixe, des files interminables de jeunes et de moins jeunes à l’aide alimentaire. « Ça me révolte, mais vraiment très profondément », assurait Jean-Luc Mélenchon il y a quelques jours. « Je ne crois pas qu’ils soient là par une fatalité, ils sont là à cause d’un système, d’un système qui a besoin de tout transformer en marchandise, et qui a fait une spéculation sur le logement telle qu’on ne peut plus y vivre », poursuivait le candidat de l’Union populaire.

Aujourd’hui, un quart des ménages vivant en France possède plusieurs propriétés, représentant au total « les deux tiers du parc de logements des particuliers », indique une récente étude de l’Insee. Honteux paroxysme d’un parasitisme érigé en modèle économique, un million de multipropriétaires détient par ailleurs à lui seul « au moins cinq logements et la moitié du parc locatif… dont 40% des appartements parisiens ! », s’indignait récemment la rédaction de BFM TV, peu suspecte d’ambitions révolutionnaires. Et que font ces propriétaires de ces logements ? S’il ne les louent pas à des prix toujours plus révoltants à moins riches qu’eux, ils n’ont pas honte d’en faire de simples outils de spéculation, visiblement satisfaits de s’assoir sur un patrimoine inutile tant qu’il demeure profitable pour leurs comptes bancaires.

Signe du paradoxe et de la brutalité que représente la persistance de la crise du logement, des chiffres publiés par l’Atelier parisien d’urbanisme estiment que près de 18 600 logements étaient « durablement vacants » à Paris en fin d’année 2020. Dans la capitale, seuls 80% des logements sont « occupés toute l’année par des ménages dont c’est la résidence principale » : en effet, 9% sont des résidences secondaires, et 11% sont considérés comme vacants. Selon d’autres données, celles de l’Insee, la région Île-de-France compterait autour de 400 000 logements vides, dont près de 117 000 dans la seule capitale. Plus d’une quarantaine pour chacune des 2 600 personnes à la rue recensées en janvier dernier à Paris lors de la Nuit de la Solidarité 2022.

Le logement est l’un des nombreux symptômes de cette guerre des classes dans laquelle la bourgeoisie et ses complices semblent aujourd’hui remporter toutes les victoires. Là encore, les associations et organisations engagées pour le droit universel d’avoir un toit, comme la Confédération nationale du logement, s’accordent pour affirmer que l’Union populaire présente l’un des rares programmes suffisamment ambitieux pour s’attaquer à cet insupportable déséquilibre, qui ronge les fondations de notre société, et discrédite toute idée d’égalité réelle devant la toute-puissance de ceux qui possèdent, la mainmise de ceux qui héritent.

Fils de médecins, Emmanuel Macron n’a jamais connu la difficulté, n’a jamais eu le ventre vide. Il a bâti toute sa carrière en baratinant de vieux messieurs ne présentant guère d’autres intérêts que leurs portefeuilles bien remplis et leurs titres ronflants. En cinq ans, il ne s’est jamais une seule fois intéressé avec sincérité aux plus démunis, les traitant au contraire par un mépris permanent, allant jusqu’à oser parler de « ceux qui ne sont rien ». Née à Neuilly, Marine Le Pen a pour sa part passé la majeure partie de son existence dans un manoir des Hauts-de-Seine. Elle a ensuite consacré sa vie adulte à profiter de la manne électorale héritée de son père, prédicateur de haine nationaliste et antisémite notoire plusieurs fois condamné, dans un système dynastique dont on aurait souhaité s’être définitivement débarrassés il y a deux siècles et demi.

Jean-Luc Mélenchon n’est pas un homme parfait ; il a même pu dire ça et là un certain nombre de conneries regrettables. Mais quel autre responsable politique n’en a jamais proféré en plusieurs décennies de carrière ? Peut-être Bernie Sanders ? Comme dans le cas de ce dernier, on ne pourra cependant pas reprocher au candidat insoumis, contrairement à tant de ses semblables à l’Assemblée, de craindre de porter la voix du peuple. Difficile de nier que c’est avant pour la France populaire qu’il se bat aujourd’hui, loin des renoncements auxquels tant d’autres ont été prêts à s’abaisser en échange d’un fauteuil ou d’une rente confortable.

Plus qu’un candidat, l’Union populaire est avant tout un programme, sans doute le plus complet de tous ceux proposés par les candidates et candidats à l’élection présidentielle de 2022. C’est aussi une équipe. C’est Leïla Chaibi au Parlement européen, combattant pour la reconnaissance des droits des forçats de l’ubérisation et de la sous-traitance, victimes corvéables des exploiteurs 2.0 de la « start-up nation ». C’est François Ruffin à l’Assemblée nationale, devenu porte-parole de ceux et surtout celles qu’on broie et humilie pour des salaires de misère, des réveils à l’aurore, des corps meurtris par des métiers déconsidérés. C’est Danielle Simonnet dans notre capitale, l’une des plus efficaces membres du Conseil de Paris lorsqu’il s’agit de se faire la voix des luttes citoyennes, probablement aussi la plus travailleuse. Des élues et des élus plus souvent que d’autres aux côtés des plus pauvres que les patrons abîment, que les propriétaires volent, que la société ignore.

La première fois que j’ai croisé la route de M. Mélenchon, c’était il y a une douzaine d’années, au fond d’une rame de la ligne 7 du métro parisien, du côté de la station Louis Blanc. Seul, sans gardes du corps, sans caméras, juste un homme qui prend les transports en commun parce qu’il est comme les autres. La seconde fois, ce fut lors d’un hommage aux personnes disparues alors qu’elles n’avaient pas de toit, organisé chaque année par le collectif Les Morts de la Rue. Il est le seul responsable politique de premier plan que j’ai pu voir assister à cet événement qui paraît tant anachronique ; à y avoir accordé l’attention qu’il mérite. Alors quand il affirme, reprenant les mots de Victor Hugo, « Vous voulez les misérables secourus, nous voulons la misère supprimée ! », j’ai envie de le croire.

J’ai depuis revu le candidat de l’Union populaire dans le cadre de mon travail pour Paris Lights Up. Dans les cortèges des manifestations syndicales, refusant l’exploitation toujours plus honteuse des travailleuses et des travailleurs, trop de fois traités comme des denrées périssables dont on pourrait disposer après les avoir épuisés au nom du profit roi. Auprès des amies et des amis de la Commune de Paris, soucieux de faire vivre la mémoire de cette « grande fédération des douleurs » contée par Jules Vallès, de ces révoltés qui voulurent enfin rendre le pouvoir au peuple. Dans les rues de quartiers populaires de l’est parisien, tonnant à la tribune pour un monde plus juste, comme trop peu de responsables politiques peuvent encore tonner. Généralement là où il se devait d’être.

Devant les sinistres alternatives qui se présentent à nous, et notamment face aux menaces que fait peser l’extrême droite sur notre démocratie, faisons vivre la gauche, l’écologie, et la République sociale. Ce dimanche 10 avril, votons et encourageons à voter pour l’Union populaire. Car oui, un autre monde est possible !

 

 

S. Thollot
Rédacteur en chef

 

 

Photographie :
Rassemblement de l’Union populaire sur la place de la République, le 20 mars dernier

 

 

 

Laisser un commentaire