En images : Un cortège parisien fourni pour la Journée internationale des droits des femmes

Des milliers de Parisiennes et de Parisiens ont défilé ce lundi 8 mars à l’appel d’une quarantaine d’associations féministes, d’organisations politiques, et de syndicats. Parti du boulevard de Port-Royal, le cortège a traversé la Seine pour rejoindre la place de République en fin d’après-midi.

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Au départ de la manifestation, ce sont tout d’abord les « premières de corvée » qui prennent le micro. Une foule nombreuse écoute tour à tour les représentantes des travailleuses sans papiers, des femmes de chambre de l’hôtel ibis des Batignolles en grève depuis un an et demi contre les pratiques de leur employeur AccorHotels, et des employées précaires de la restauration rapide et du commerce. Cette journée du 8 mars est également venue illustrer la solidarité internationale entre les femmes en luttes : les porte-paroles des peuples ouïghour et kurde étaient nombreuses à battre le pavé ce lundi.

La manifestation de ce 8 mars 2021 a confirmé l’indéniable rajeunissement du cortège observé ces dernières années. Le ralliement des organisations et syndicats étudiants, de nouveaux mouvements féministes (Nous Toutes, Du Pain et des Roses, collectifs de colleuses), et de plusieurs associations LGBTQ+, a ainsi grandement contribué à la forte affluence de la manifestation, notable pour un événement organisé en début de semaine. « Nous sommes fortes, nous sommes fières, et féministes et radicales et en colère ! » : alors que les sujets liés aux violences sexistes et sexuelles s’invitent aujourd’hui régulièrement dans l’actualité et sur les réseaux sociaux, les slogans scandés par ces jeunes manifestantes et manifestants ont résonné avec une force intacte au fil du parcours.

Parmi les principales revendications de cette journée, on retrouvait les demandes d’une véritable égalité salariale et d’un fonds étatique d’un milliard d’euros pour lutter contre les violences faites aux femmes. Compte tenu de l’actualité récente, les appels à en finir avec la culture du viol et l’impunité des hommes de pouvoir étaient également nombreux, dans les slogans comme sur les pancartes. Universités, médias, culture, restauration, fonction publique : comme le démontre la diversité des organisations participantes, aucun secteur n’est épargné. Les chants « Darmanin démission » ont par ailleurs retenti à un rythme régulier tout au long du parcours de la manifestation, de Port-Royal à la place de la République en passant par le boulevard Saint-Michel, l’île de la Cité, Châtelet et le boulevard de Sébastopol.

À l’approche des élections régionales, les formations politiques de gauche étaient bien représentées. Clémentine Autain (France insoumise & Parti communiste), Julien Bayou (Europe Écologie – Les Verts & Génération·s), et Audrey Pulvar (Parti socialiste & Parti radical de gauche), candidates et candidat pour succéder en juin à Valérie Pécresse à la tête de la région Île-de-France, étaient tous trois présents dans les rangs des manifestants. Plusieurs femmes dont les actes ont permis une libération de la parole ces dernières années ont également reçu un accueil chaleureux de la part des militantes féministes, comme la conseillère de Paris (EELV) Alice Coffin, et les actrices Nadège Beausson-Diagne et Adèle Haenel.

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© Paris Lights Up

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