Municipales : Bayrou lâche les deux candidats centristes et appelle à un « Plan B »

Le président du Mouvement Démocrate (MoDem) François Bayrou ne dissimule plus sa lassitude à l’égard du duel fratricide entre les deux candidats centristes à la mairie de Paris, et suggère de recourir à un « plan B » pour mettre fin au déchirement.

Benjamin Griveaux et Cédric Villani, les deux candidats centristes rivaux qui tentent aujourd’hui d’incarner l’alternance à Anne Hidalgo, attendaient de connaître la décision du dirigeant du MoDem quant à sa préférence parisienne. L’intéressé a signalé ce dimanche qu’il envisagerait plutôt de remettre les compteurs centristes à zéro en poussant une candidature alternative dans la capitale, à moins de cinq mois du premier tour des municipales de 2020.

Pour François Bayrou, « cette rivalité est stérile. Aucune [personnalité] ne se détache de l’autre et on est plutôt dans une phase de stagnation. » Quelle solution propose alors le président du MoDem, principal allié du parti présidentiel La République En Marche (LREM) ? « Il serait intéressant de réfléchir à un plan B, » pour parvenir d’après lui à « un large rassemblement, allant de l’essentiel de la droite républicaine jusqu’à la majorité des écologistes en passant par le centre. »

Après quelques sondages probatoires lancés cet été, les pistes d’Agnès Buzyn et de Jean-Louis Borloo auraient été envisagées par le leader centriste. La première a d’ores et déjà démenti son intérêt pour l’Hôtel de ville de Paris, tandis que le second ne semble pas spécialement pressé de prendre la relève. L’hypothèse d’une candidature d’une ou un « poids-lourd » de la majorité ne date en tout cas pas d’hier : pour rappel, l’idée d’une candidature parisienne du Premier ministre Édouard Philippe avait elle aussi un temps été envisagée.

François Bayrou doit rencontrer Emmanuel Macron ce mercredi 30 octobre. D’après le Canard Enchaîné, le Président de la République apparaît légèrement agacé par les atermoiements de son allié centriste : « Barou le sait, que Griveaux est mon candidat. Mais il veut faire monter les enchères. C’est sa manière : il menace, avant de négocier et de tenter d’imposer quelques-uns de ses candidats. »

Reste que la campagne de désignation du candidat centriste pour Paris n’a jamais réellement pris fin. Conséquence de cette cacophonie, les électeurs de la capitale peuvent regretter que la campagne se limite encore trop souvent à des oppositions de personnes, en lieu et place d’idées et de programmes.

 

 

Crédit photo © Guermonprez

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