À la recherche de sorties culturelles ? Du Marais à Romainville en passant par République et Bastille, laissez-vous guider à travers notre sélection d’expositions du mois !
– English version –
Jean-Christophe Adenis – L’année dernière
Jusqu’au 7 février

« Tous les tableaux présentés ici n’ont pas été créés l’année précédente. Ils renvoient cependant à une période incertaine, “l’année dernière”, expression qu’on convoque parfois pour évoquer ce qui n’est pas encore un souvenir mais qui n’est plus du temps présent ni d’actualité. L’année dernière est le lieu où commence à s’effectuer le tri des événements quotidiens pour la majorité voués à la disparition. Il peut en rester ces images, qui échapperont à l’effacement. »
Lundi : 13h30-19h : Mardi : 9h-12h30 & 13h30-19h – Mercredi : 9h-12h & 13h-19h – Jeudi : 13h30-19h – Vendredi : 9h-12h30 & 13h30-18h – Samedi : 9h-12h & 13h-17h – Entrée libre
Centre Paris Anim’ Maurice Ravel
6 avenue Maurice Ravel, 75012 Paris
www.jeanchristopheadenis.com
Christine Boulanger – Les coulisses de ma ville
Jusqu’au 19 mars

« Les coulisses de ma ville, ce sont 15 portraits dessinés, accompagnés de mes conversations avec des agents de la propreté. Titre paradoxal à première vue : les éboueurs, conducteurs, agents de déchèterie, évoluent comme nous chaque jour sur la scène de ce grand théâtre qu’est Paris. Habillés en vert, ils sont parfaitement reconnaissables. Mais que connaissons-nous vraiment de ces femmes et hommes ? Et quand nous les voyons, de quelle manière les regardons-nous ? L’exposition nous invite à reconsidérer ceux qu’on croise au quotidien sans vraiment les regarder. À qui sont ces visages qu’on a pris le temps de dessiner ? Des récits les accompagnent, écrits sur le ton de la conversation. Ils révèlent autrement le quotidien d’un métier, des parcours de vie, et illustrent concrètement des valeurs comme la solidarité et le soin de soi, des autres et de son environnement. Les portraitisés, Anne, Emmanuel, Éric, Franck, Jean-Charles, José, Mebrouk, Nadir, Nathalie, Patrice, Sylvie, Sabrina, Sohayb, Stéphane et Thierry, m’ont fait confiance malgré leur réserve initiale à l’idée d’être exposés. Leur souhait le plus cher : mieux faire connaître leurs métiers dans l’intérêt de tous, celui des agents de la propreté comme celui des habitants. » — Christine Boulanger
En plein air – Entrée libre
Square Gardette
2 rue du Général Blaise
Alioune Diagne – Seede
Jusqu’au 24 février

« Pour Seede qui en wolof signifie “Le témoignage”, Diagne a arpenté pendant des semaines les côtes du Sénégal. Les toiles se font l’écho de ces récits de vie de pécheurs locaux qui, munis d’une pirogue et d’un filet pour seul outil de travail, se voient confrontés à une industrialisation étrangère grandissante autour du commerce de la pêche. “Pour survivre”, explique Alioune Diagne, “certains d’entre eux ont dû abandonner ce savoir-faire ancestral pour se tourner vers des pratiques illégales, celles des passeurs”. Un bleu profond et quelques filets de pêches qui recouvrent les parois et ornent le sol de l’espace parisien donnent à l’exposition une dimension immersive voire dramatique. “Je veux parler de ces sujets” poursuit-il, “l’émigration est aujourd’hui encore, une douloureuse réalité́. Jusqu’à maintenant le succès d’une vie ne s’envisageait qu’en Europe ou aux Etats-Unis. Je veux montrer aux jeunes générations qu’il peut y avoir un avenir en Afrique”. […] Depuis 2011, l’œuvre de Alioune Diagne a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles et collectives en Europe, en Afrique et en Asie. En avril 2024, il aura l’honneur de représenter le pavillon sénégalais lors de la 60ee Exposition d’Art Internationale – La Biennale di Venezia. »
Mardi à samedi : 10h-19h – Entrée libre
Templon Paris – Beaubourg
30 rue Beaubourg, 75003 Paris
www.templon.com
Marie Dorigny – Des vies traversées
Jusqu’au 20 mars

« Marie Dorigny a débuté son parcours photographique en décembre 1989, témoignant de la révolution roumaine. Ses reportages sur le travail des enfants, les formes contemporaines d’esclavage, et la condition des femmes dans les pays en voie de développement ont trouvé écho dans les journaux et magazines de la presse internationale. Son dernier travail, Displaced, femmes en exil, réalisé en 2016 pour le Parlement Européen, met en lumière les femmes réfugiées. Les photographies de Marie Dorigny ont été exposées à Visa pour l’Image, à la MEP (Maison Européenne de la Photographie) et plus récemment au Parlementarium de Bruxelles. »
Mardi à vendredi : 14h30-19h – Samedi : 11h-19h – Entrée libre
L’Atelier/Galerie Taylor
7 rue Taylor, 75010 Paris
atelier-galerie-taylor.fr
Ndayé Kouagou – A Change of Perspective
Jusqu’au 18 février

« Le Frac Île-de-France présente au Plateau la première exposition personnelle en France (en institution) de Ndayé Kouagou. Ses différentes pratiques s’articulent autour du langage sans qu’il n’établisse de hiérarchie entre elles. De la matérialité du tableau, aux vidéos évoquant l’univers des influenceurs et influenceuses, à celles intimes et éphémères des performances ou des workshops, son œuvre considère au même niveau la transmission via l’objet que via le spectacle ou le format pédagogique. S’adresser à l’autre est le leitmotiv de son besoin de créer. Artiste autodidacte, il y a dans son travail une volonté d’échange et d’ouverture, une envie d’autoriser l’autre à se rêver lui-même. »
Mercredi à dimanche : 14h-19h (nocturne jusqu’à 21h chaque 1er mercredi du mois) – Entrée libre
Frac Île-de-France – Le Plateau
22 rue des Alouettes, 75019 Paris
www.fraciledefrance.com
Magdalena Lamri & Andreas Senoner – Genesis
Jusqu’au 24 février

« Après avoir étudié les techniques anciennes et contemporaines de la fresque à l’ENSAAMA Olivier de Serre de Paris, l’artiste plasticienne Magdalena Lamri établit son atelier à Montreuil. C’est à la frontière du rêve et de la réalité que s’ancre son travail . Teinté de mélancolie et d’onirisme, il joue avec les paradoxes et les dualités (ombre/lumière, rêve/réalité…). Il lève le voile sur nos peurs contemporaines, nos espoirs aussi et livre un monde singulier, sublimé, duquel l’humain souvent s’absente. Au moyen du fusain, Magdalena Lamri bâtit des forêts, des cabanes, des espaces imaginaires… tout autant de refuges propices au rêve et à la poésie. / Andreas Senoner vit et travaille à Florence, en Italie. Le bois a une caractéristique permanente en tant que matériau d’expression dans sa pratique artistique. Senoner concentre ses recherches sculpturales sur une série de thèmes principaux, la métamorphose, le patrimoine et la stratification. Pour ses œuvres d’art, il sélectionne et utilise des matériaux uniques, provenant de sources animales principalement et végétales, bois, plumes, lichens, tissu, cire d’abeille en gardant toujours à l’esprit leur histoire et leur processus de création et d’évolution, donnant de la valeur à ces facteurs. »
Mardi à samedi : 12h-19h – Entrée libre
Galerie Sabine Bayasli
99 rue du Temple, 75003 Paris
galeriesabinebayasli.com
Sarah Meunier – As you like it
Jusqu’au 29 février

« Rien de mieux que cette pièce de Shakespeare pour illustrer cette exposition. À une époque où seuls les hommes avaient le droit de jouer des rôles sur scène, Shakespeare met en scène une femme déguisée en homme jouée par un homme déguisé en femme. C’est cette ironie intrinsèque à la vie qui résonne ici. “Le monde entier est un théâtre”, disait-il, et le personnage principal n’est autre que le fou. Alors, soyons fous ! Osons être cette créature qui nous illumine et brillons ! » — Sarah Meunier
Mercredi à samedi : 15h-19h – Entrée libre
Galerie Ephémère du Centre Tignous d’art contemporain
1 rue Kléber, 93100 Montreuil
www.sarahmeunierportfolio.com
Françoise Pétrovitch – Dans mes mains
Jusqu’au 9 mars

« […] J’observe des jeunes dans les musées, dans la rue, en France, à l’étranger. Ces images sont des instantanés d’aujourd’hui. Ces adolescents se regardent peu, se parlent peu, mais se touchent, se mélangent presque. Leurs identités fusionnent dans les amitiés intenses où chacun est le miroir de l’autre. Les fonds des tableaux sont brossés à grands traits, ils ne représentent rien, ils sont une pure couleur, comme chez Ingres, auquel je pense souvent. J’admire chez lui la modernité dans les figures féminines, le soin et la précision apportés aux détails des vêtements, les plis, les broderies, le corsetage des femmes du XIXe siècle aussi, il faut le reconnaître. J’ai cherché à dépeindre les lignes graphiques qui barrent les corps de ces adolescents. J’ai varié les cadrages et points de vue, dessus-dessous, tout comme les couleurs, puisées dans la palette que j’emploie en ce moment : vert acide, mauve, orange et bleu charron. » — Françoise Pétrovitch
Mardi à samedi : 11h-19h – Entrée libre
Semiose
44 rue Quincampoix, 75004 Paris
semiose.com
Louison Robinet & Pierre-François – Illustrations et planches de bande-dessinée
Jusqu’au 2 mars

Plus d’informations à venir.
Lundi à mercredi : 8h-1h30 – Jeudi & vendredi : 8h-12h – Samedi : 9h-2h – Dimanche : 9h-minuit – Entrée libre
Aux Tables du Père Lachaise
44 boulevard de Ménilmontant, 75020 Paris
Bruno Serralongue / Avec Mégane Brauer, Burn-Août, François Curlet, et Suzanne Husky – Le Présent
Jusqu’au 3 mars

« Le présent ce n’est pas forcément le présent de l’actualité médiatique. Le présent décrit dans cette exposition c’est l’air du temps en France avec le mouvement des Soulèvements de la terre comme force motrice d’un changement radical ; c’est la nécessité de la désobéissance civile face à un État jugé trop lent, voire inactif, à relever les enjeux environnementaux. Mais c’est aussi la question des territoires et populations périphériques avec les œuvres de Mégane Brauer et de Suzanne Husky, ou de François Curlet : la surconsommation et les surnuméraires. À sa manière, c’est une exposition qui parle de la survie. » — Bruno Serralongue
Mardi à samedi : 10h-18h – Entrée libre
Air de Paris
43 rue de la Commune de Paris, 93230 Romainville
www.airdeparis.com
Amy Steel – Out Of Thin Air
Jusqu’au 2 mars

« Bim Bam Gallery est fière de présenter la première exposition personnelle d’Amy Steel en France, intitulée Out Of Thin Air. Sa nouvelle série de peintures à l’huile sur toile nous invite à pénétrer dans des paysages naturels oniriques, que l’artiste anglaise décrit comme des espaces de désirs. Le flamant rose et la femme, les pieds plongés dans l’eau, sont les deux figures récurrentes de cette exposition qui explore les idées de sensualité, d’identité et d’émancipation. »
Mercredi à samedi : 11h-19h – Entrée libre
Bim Bam Gallery
23 rue Béranger, 75003 Paris
www.bimbam.gallery
Stella Sujin – Femmes lisant la nuit parmi les fleurs du jardin
Jusqu’au 24 février

« Nommée au prix Drawing Now 2023, l’artiste coréenne Stella Sujin propose un ensemble d’aquarelles sur les thèmes de l’invisible et du bizarre, inspirés des sorcières, des créatures hybrides ou encore des gravures moyenâgeuses. […] En Espagne, au Moyen-âge, la confrérie des aveugles se composait de colporteurs mal-voyants qui psalmodiaient à pleins poumons des poèmes fantasmagoriques souvent truculents. Sujin rend ici hommage à ces messagers de l’invisible, ceux qui nous font oralement entrevoir ce qui est caché, ce que l’on ne montre pas, à travers une interprétation libre de deux textes référents à l’ensemble de l’exposition : La Danse aux aveugles de Pierre Michault, ouvrage de poèmes médiévaux aux accents fantasmagoriques et les gravures moyenâgeuses ultra colorées, notamment celles que l’on retrouve dans Les Très Riches Heures du Duc de Berry. En découle une galerie des glaces picaresque sur laquelle règne le Moyen-Age et ses personnages de troubadours, ses bouffons et ses saltimbanques. Sujin tend à conter l’invisible pour le rendre visible, ce que les aveugles voient. Elle peint une collection de portraits invraisemblables, de saynètes étranges. Des animaux chantent ou jouent du violon, des sorcières se contorsionnent, des poissons à têtes d’évêques prennent la pose, dans un Jardin des délices contemporain qui fascine autant qu’il repousse, tout du moins intrigue. Quels secrets, quels rites inavouables se cachent dans ce théâtre surnaturel ? »
Mardi à samedi : 14h-19h – Entrée libre
Backslash Gallery
29 rue Notre-Dame de Nazareth, 75003 Paris
www.backslashgallery.com
Aurélie Wilmet – Rorbuer / Épinette noire
Melek Zertal – Lassitude Lounge
Jusqu’au 24 février

« Lors d’une résidence au Canada, Aurélie Wilmet va s’intéresser aux liens entre les différents peuples qui cohabitent dans cet immense territoire et en particulier aux Inuits du Nunavik. Un sujet qui constitue la trame de Épinette Noire, ambitieux récit entre voyage initiatique et conte moderne. Magnifiée par une utilisation virtuose des feutres à l’alcool et des crayons de couleur, cette aventure aux confins du grand Nord, convoque tout à la fois l’esprit de Jack London et la fougue graphique de Simon Roussin, pour un ouvrage à la beauté flamboyante. / Lassitude Lounge est la première exposition d’envergure autour du travail de la dessinatrice Melek Zertal, aujourd’hui basée entre Paris et Oakland, en Californie. On retrouve dans l’exposition son trait épuré, sa délicate palette de couleurs et ses héroïnes émancipées évoluant au sein de courtes séquences introspectives. L’exposition propose un ensemble représentatif de travaux réalisés depuis 2018, en insistant particulièrement sur le passage du dessin original au résultat imprimé. Elle coïncide avec la sortie de la nouvelle version de la bande dessinée Today’s Special, réalisée par le Studio Fidèle et initialement éditée par l’atelier Perfectly Acceptable installé à Chicago. »
Lundi à samedi : 12h30-19h30 – Entrée libre
Galerie Arts Factory
27 rue de Charonne, 75011 Paris
www.artsfactory.net
Corps à corps – Histoire(s) de la photographie
Jusqu’au 25 mars

« Rassemblant plus de cinq cents photographies et documents réalisés par quelque cent vingt photographes historiques et contemporains, Corps à corps offre un regard inédit sur les représentations photographiques du genre humain aux 20e et 21e siècles. L’exposition dépasse les catégories d’étude classiques telles que “le portrait”, “l’autoportrait”, “le nu”, ou encore la photographie dite “humaniste”. Elle dévoile des particularités, des manières de voir “photographiques” et rend visibles des correspondances entre artistes. On leur découvre des obsessions communes, dans leur façon d’appréhender le sujet, comme dans leur approche stylistique. Les images exposées nourrissent aussi des questionnements sur la responsabilité du photographe : comment la photographie participe-t-elle à la naissance des identités et à leur visibilité ? Comment raconte-t-elle les individualités, le rapport à l’autre ? »
Tous les jours sauf mardi : 11h-21h (jusqu’à 23h le jeudi) – 17€/14€/0€
Centre Pompidou
Place Georges Pompidou, 75004 Paris
www.centrepompidou.fr
Cet article vous a été utile ? N’hésitez pas à lire notre appel à solidarité et à nous soutenir pour permettre à Paris Lights Up de rester accessible au plus grand nombre !
llustration (recadrée) :
Œuvres de la série Métronomie des pulsations présentée dans le cadre de l’exposition Genesis à la galerie Sabine Bayasli © Magdalena Lamri

