En images : Manifestation de Bastille à Bercy pour les salaires, le pouvoir d’achat, et l’éducation

Le rassemblement parisien de ce 27 janvier a réuni près de 20 000 personnes pour appeler à une hausse des salaires et placer le pouvoir d’achat au cœur du débat public, à deux mois du premier tour de l’élection présidentielle. D’après la CGT, cette journée de grève et de mobilisation a rassemblé 150 000 manifestantes et manifestants à travers la France.

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Cette « journée d’action interprofessionnelle pour les salaires » était organisée à l’initiative de la CGT, FO, FSU, Solidaires, et de plusieurs organisations de jeunesse dont la FIDL et le MNL. À Paris, les chars syndicaux et des représentants des principales forces politiques de gauche ont emprunté l’avenue Daumesnil pour défiler de la place de la Bastille au quartier de Bercy (12e), siège du Ministère de l’économie et des finances. Après plusieurs actions de blocages matinaux dans les lycées parisiens, certaines réprimées avec violence par les forces de police, les jeunes manifestantes et manifestants étaient présents en nombre en tête du cortège.

Une semaine après une journée de mobilisation spécifique, les personnels de l’Éducation nationale ont également répondu à ce nouvel appel, d’une part afin d’exiger des hausses de salaires pour les professeurs et les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), d’autre part pour dénoncer la gestion de la crise par le ministre Jean-Michel Blanquer. En témoignent certains slogans entonnés par les manifestants : « Blanquer, on veut ton salaire, tes vacances, ta démission ! »

Les équipes militantes de plusieurs associations, dont Attac ou Droit au Logement, et des salariés en lutte face aux abus de leur direction, comme au sein de la Fnac, ont par ailleurs renforcé les rangs des manifestants. Dans un communiqué commun, les syndicats à l’origine de cette journée de mobilisation ont estimé « urgent et indispensable d’agir toutes et tous ensemble, par la grève et les manifestations, pour l’augmentation immédiate de tous les salaires du privé comme du public, des allocations pour les jeunes en formation et en recherche d’emploi, ainsi que d’améliorer les pensions des retraité.e.s ».

« Sans augmentation du point d’indice et du Smic, il n’y aura aucune avancée pour les salarié.e.s dont les minima de branche sont actuellement en dessous du salaire de base minimum », jugent notamment les organisations syndicales. Ces dernières « contestent, dans le même temps, que le gouvernement ait maintenu sa réforme de l’assurance chômage, qui aura pour conséquence d’enfermer de trop nombreux salariés dans des emplois à faible salaire, à temps partiel ou en CDD ».

« Les retraité.e.s, très massivement mobilisé.e.s, attendent toujours une réponse pour une augmentation immédiate de leurs pensions, retraites de base et retraites complémentaires, dont la dernière revalorisation a été plafonnée à un niveau très inférieur à l’inflation », poursuivent les syndicats, qui dénoncent « les augmentations des produits de première nécessité, de l’énergie comme de l’alimentation et, finalement, du coût de la vie pour toutes et tous ».

Face aux difficultés économiques des jeunes générations, et devant la menace d’un enseignement supérieur de moins en moins accessible, l’intersyndicale évoque aussi « la jeunesse, confrontée à une grande précarité de vie et de travail, à la pauvreté, accentuées par la crise sanitaire, économique et sociale ». La mobilisation du 27 janvier appelait ainsi à réagir « à l’encontre des réformes libérales de l’éducation, de la formation, et de l’assurance chômage décidées par le gouvernement ».

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Photographies © Paris Lights Up

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