En images : Journée de grève et de mobilisation pour les salaires, le pouvoir d’achat, et les services publics

Hausse des salaires, abandon de la réforme des retraites, défense des services publics : à l’approche des échéances électorales de 2022, les syndicats comptaient sur la journée de mobilisation de ce mardi 5 octobre pour enfin replacer les questions sociales au cœur du débat politique.

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Près de 200 manifestations étaient organisées ce mardi à travers la France, avec un cortège parisien particulièrement fourni malgré une météo peu clémente. D’après la CGT, près de 25 000 personnes ont défilé entre la place de la République et le quartier de l’Opéra. Cette journée de grève et d’action intersyndicale réunissait de nombreuses organisations professionnelles et étudiantes, dont FO, la FSU, Solidaires, la FIDL, le MNL, l’UNEF, et l’UNL.

Suite au scandale des Pandora Papers dévoilant l’ampleur de l’évasion fiscale orchestrée par les grandes fortunes, le cortège n’a pas manqué de souligner les injustices grandissantes que subissent aujourd’hui les « bas salaires », les personnes au chômage, et les plus précaires. « Entre mars 2020 et mars 2021, la fortune des milliardaires français a augmenté de 170 milliards d’euros, soit une hausse moyenne de 40%. Cette somme représente deux fois le budget de l’hôpital public, où 5 700 lits ont encore été supprimés en 2020 », dénonce ainsi la CGT.

Du personnel soignant aux équipes de l’Éducation nationale en passant par les travailleurs des transports, de la poste, ou des universités, la défense des services publics était l’un des principaux mots d’ordre de la mobilisation visant à dénoncer les inégalités croissantes qui minent aujourd’hui le modèle social français. « Faire preuve de réalisme pour sortir d’une crise mondiale nécessiterait plutôt de donner les moyens aux services publics de jouer leur rôle », poursuit ainsi la CGT.

Plusieurs luttes locales se sont également invitées dans le cortège parisien à l’occasion de cette journée de grève et de mobilisation. Face au projet d’externalisation « Aral » menaçant aujourd’hui 212 emplois, les salariés du groupe Atos sont venus en nombre manifester leur colère sur le macadam parisien. Travaillant notamment sur le site de Bezons, ces derniers accusent la « logique aberrante » de leur direction et le « plan social déguisé » que constitue « la vente de l’activité à la société NSC ». Une grève reconductible a été lancée le 30 septembre dernier pour défendre les équipes en sursis.

Les travailleurs et travailleuses grévistes du transporteur Transdev ont également fait entendre leurs voix au cours de la manifestation parisienne. Un rassemblement avait été organisé ce même mardi 5 octobre devant le conseil régional d’Île-de-France pour dénoncer « la dégradation des conditions de travail, au cœur du mouvement des conducteurs de bus ». Une dizaine de dépôts franciliens étaient alors concernés par des blocages liés à grève actuelle, lancée début septembre pour dénoncer les pertes de rémunération et l’augmentation des temps de travail consécutifs à l’ouverture à la concurrence des bus de moyenne et grande couronne.

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Photographies © Paris Lights Up

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