Septembre 2024 : Les expositions à découvrir ce mois-ci dans l’Est parisien

À la recherche de sorties culturelles ? Du Marais à Romainville en passant par République et Ménilmontant, laissez-vous guider à travers notre sélection d’expositions du mois !

 

 

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Artistes de Ménilmontant – Journées Portes Ouvertes 2024

Du jeudi 26 au dimanche 29 septembre

Gauche : Affiche – Portes ouvertes 2024 des Artistes de Ménilmontant © Artistes de Ménilmontant
Droite : Rue Laurence Savart, Paris 20e © Paris Lights Up

Plus de cent créatrices et créateurs accueilleront le public dans leurs ateliers pour la 33e édition des portes ouvertes des Artistes de Ménilmontant, “événement gratuit et accessible à tous” à découvrir cette année du jeudi 26 au dimanche 29 septembre. Ce rendez-vous est avant tout l’occasion d’échanger avec les artistes “dans leurs univers” et lieux de création, dédoublés pour un temps en espaces d’exposition. “Les Artistes de Ménilmontant, en plus de promouvoir leur art, continuent leur démarche de réflexion, d’échanges et d’insertion au sein de leur quartier”, indique par ailleurs l’association. Pour cette 33e édition, des initiatives artistiques communes et autres partenariats sont ainsi programmés avec plusieurs structures du quartier, comme le centre social Relais Ménilmontant, le centre socio-culturel Archipelia, ou l’Établissement et service d’aide par le travail (ESAT) de Ménilmontant.

Jeudi à dimanche  : 14h-20h (nocturne jusqu’à 21h le jeudi) – Entrée libre

Quartier de Ménilmontant – Paris 11e / 20e
Deux points d’accueil sont prévus pour les quatre journées de l’événement :
• Principal lieu d’informations et d’exposition : Galerie Ménil’8 – 8 rue Boyer, 75020 Paris
• Point Relais : ESAT Ménilmontant – 40 rue des Panoyaux, 75020 Paris
ateliersdemenilmontant.org

 

 

Eglė Budvytytė – De sang chaud et de terre

Du 26 septembre au 23 février

Visuel d’exposition – Exposition De sang chaud et de terre au Plateau – FRAC Île-de-France © Eglė Budvytyte

« Artiste lituanienne majeure de la scène internationale, Eglė Budvytytė présentera au Frac Île-de-France, dans la saison France-Lituanie, sa première exposition en France. Elle travaille à l’intersection entre les arts visuels et les arts du spectacle. Sa pratique, qui s’étend aux chansons, à la poésie, aux vidéos et aux performances, explore le pouvoir de persuasion du collectif, la vulnérabilité de l’environnement comme des corps et les relations entre ceux-ci. La rencontre et la collaboration occupent une place centrale dans sa pratique, impliquant d’autres artistes et les usagers de l’espace public et des expositions. L’exposition est une exploration poétique de l’intimité entre la terre et le corps, librement inspirée des recherches sur les sociétés matrilinéaires à l’époque néolithique menées par l’archéologue lituanienne Marija Gimbutas. »

Mercredi à dimanche : 14h-19h – Nocturne chaque premier mercredi du mois jusqu’à 21h – Entrée libre

Le Plateau – FRAC Île-de-France
22 rue des Alouettes, 75019 Paris
www.fraciledefrance.com

 

 

Jérémie Cosimi – Des soleils et des nuits

Du 5 au 24 septembre puis du 4 au 19 octobre

Les Odyssées : Pauline et Alice, 2024 – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Des soleils et des nuits à la galerie Les filles du calvaire © Jérémie Cosimi

« Les nouvelles œuvres de Jérémie Cosimi, pensées pour sa première exposition personnelle à la galerie Les filles du calvaire, déploient une histoire en pointillé, faite d’éclats et de manques. Sans s’inscrire dans une narration déterminée et grandiloquente, elle s’ancre dans un rapport intime avec les sujets représentés. Ces derniers se font souvent l’écho de courtes nouvelles ou de longs poèmes écrits par l’artiste, qui échappent à notre lecture. Car l’intention n’est pas de donner à lire mais à voir. Ces mots irriguent en creux sa démarche et inspirent des gestes qui au fur et à mesure deviennent des scènes. La photographie en saisit la composition avant que la peinture ne transfigure l’image. […] Les corps et les objets représentés proviennent du quotidien de l’artiste, relatant implicitement une proximité vécue, sans basculer pour autant dans l’autobiographie. Transposés par le prisme de la mise en scène, puis de la peinture, ils se dévoilent hors de leur contexte d’origine. »

Mardi : 14h30-18h30 – Mercredi à samedi : 11h-18h30 – Entrée libre

Les filles du calvaire
17 rue des Filles du Calvaire, 75003 Paris
www.fillesducalvaire.com

 

 

Maguelone Du Fou – La nuit, le jour

Du 12 septembre au 12 octobre

Visuel de l’exposition La nuit, le jour à la Slow Galerie © Maguelone Du Fou

« Ça commence la nuit, puis vient le jour. Tout débute au crépuscule, c’est là que la vie suit son cours, où on refait le monde, l’amitié, la douceur de vivre. S’en suit le jour : le temps de la langueur, bercée par le chant des cigales. C’est sa Provence que Maguelone dessine, des instants suspendus, des souvenirs, des lieux familiers qu’elle recrée, plus grands, plus beaux, plus intenses … “Tout est possible dans le dessin, la seule frontière c’est l’imaginaire”. […] Cette exposition est comme une ode à la “dolce vita” où les roses, les jaunes et les bleus vibrent à l’unisson dans des formats souvent grands comme pour mieux plonger dans ces scènes chaleureuses où le temps semble s’être arrêté. »

Lundi à samedi : 11h-19h – Entrée libre

Slow Galerie
5 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris
www.slowgalerie.com

 

 

Johann Rivat – Feu(x)

Jusqu’au 21 septembre

Œuvres présentées dans le cadre de l’exposition Feu(x) à la galerie Sabine Bayasli © Johann Rivat

« Le cycle prométhéen enseigne que l’homme est “assigné” à l’incomplétude, que des limites s’imposent à lui : parce qu’il doit faire l’expérience de l’Autre (incarnée d’abord en la première femme, Pandore), mais aussi de la maladie, la sénescence et la mort, et parce qu’il doit travailler pour subvenir à ses nécessités, fabriquer ses ustensiles et outils – notamment par l’usage du feu (verre, céramique et fer… d’où le nom d’Âge de fer pour ce premier âge de l’humanité succédant à l’idyllique Âge d’or). À mi-chemin des bêtes et des dieux, la condition humaine est donc nécessairement tragique, contrainte, limitée. […] Rêve mauvais ou sombre augure ? Et si l’art de Johann Rivat exprimait la fragilité de notre monde sous l’hubris qui le caractérise et les forces destructrices qui paraissent inexorablement remonter ? Et cependant, delà le pessimiste, son art reste traversé par une quête de beauté dont témoigne la richesse et la variété chromatiques, de toile en toile, et peut-être aussi par l’intuition que le goût des choses simples, gratuites – bivouac et feu de camp, beauté majestueuse d’une nature qui se donne sans raison ni pourquoi –, nous sauve de l’inhumanité et du nihilisme, nous garde de l’abîme. » — Mikaël Faujour

Mardi à samedi : 12h-19h – Entrée libre

Galerie Sabine Bayasli
99 rue du Temple, 75003 Paris
galeriesabinebayasli.com

 

 

Coller l’oreille aux colimaçons

Du 6 septembre au 3 novembre

Monkey reflecting in Búrfellsgjá, 2022 – Impression UV sur aluminium brossé © Tom Brabant / Photographie : Devin-Blair

« Fruit d’un processus collaboratif, Coller l’oreille aux colimaçons, présentée aux Réserves à Romainville jusqu’au 3 novembre 2024, est une exposition qui se veut multi-temporelle. Différents regards de onze curatrices sur les œuvres de la collection du Frac Île-de-France et sur celles d’artistes tout juste diplômés des Beaux-Arts et des Arts Décoratifs de Paris sont nourris par le concept philosophique d’“origine tourbillon” (développé par le philosophe et historien d’art Walter Benjamin), qui envisage le temps non plus de manière linéaire mais comme étant en perpétuel mouvement. Contrairement à l’idée d’un point de départ fixe et unique, l’origine est ici appréhendée comme un flux tumultueux, permettant une nouvelle conception de l’histoire où le passé, le présent et le futur s’entremêlent. »

Mercredi à samedi : 14h-19h – Entrée libre

Les Réserves, Romainville
43 rue de la commune de Paris, 93230 Romainville
www.fraciledefrance.com

 

 

Ralentir

Jusqu’au 7 septembre

Lecture – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Ralentir à la Slow Galerie © Pierre-Louis Bouvier

« 100 artistes de la galerie ont chacun imaginé un dessin sur le thème Ralentir : 100 œuvres originales créées spécialement pour l’occasion. Une parenthèse de calme, loin, très loin de la frénésie des Jeux Olympiques. Ralentir, pour un artiste, cela passe d’abord par la technique. Adieu écrans, souris d’ordi et deadlines « client » à respecter ! Pour cet anniversaire thématique, les artistes de la galerie ont choisi de se tourner vers la sensualité du papier, la force de la gravure, ou encore la minutie de la broderie. Tout est prétexte à traîner des pieds face à la modernité. Parce que revenir au temps long et à la beauté du geste : voilà bien quelque chose que l’Intelligence Artificielle n’aura jamais ! »

Lundi à samedi : 11h-19h – Entrée libre

Slow Galerie
5 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris
www.slowgalerie.com

 

 

Sport en banlieue parisienne

Jusqu’au 29 décembre

Vue de l’exposition Sport en banlieue parisienne au Musée de l’Histoire vivante © Musée de l’Histoire vivante – Montreuil

« L’exposition Sport en banlieue parisienne, en partenariat avec la FSGT (Fédération sportive et gymnique du travail), invite les visiteurs à s’interroger sur le sport populaire et ses pratiques sociales. À travers de nombreuses archives, objets et œuvres d’art, le musée donne à voir des parcours individuels ou collectifs, des histoires vivantes où le sport tient une place de premier ordre. En cette année olympique et paralympique, le musée de l’Histoire vivante expose des éclairages pluriels et divers plutôt qu’une chronologie exhaustive. Le visiteur est invité à déambuler de pièce en pièce, de sports en sports, à la rencontre de ceux et de celles qui ont fait vivre le sport populaire, qu’il soit amateur ou professionnel, loin des clichés portés sur la banlieue. Cette exposition se veut également à vocation artistique. Grâce à un partenariat avec le Fonds régional d’art contemporain Île-de-France (FRAC) et des commandes passées à des artistes du territoire, le parcours muséal entremêle objets anciens et œuvres d’art radicalement contemporaines. »

Mercredi à vendredi : 14h-17h – Samedi & dimanche : 14h-18h – 5€/4€/0€

Musée de l’Histoire vivante
31 boulevard Théophile Sueur, 93100 Montreuil
www.museehistoirevivante.fr

 

 

Les Mondes imaginaires

Jusqu’au 15 décembre

Sanseverio – Sculptures, résine, tissu, plante artificielle, métal, plastique – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Les Mondes imaginaires à l’Espace Monte-Cristo © Jean-François Fourtou – ADAGP – Galerie RX, Paris NY

« L’Espace Monte-Cristo vous plonge dans une dimension à la fois narrative et poétique à l’occasion de sa nouvelle exposition. À travers une sélection de plus de 50 sculptures d’artistes français et internationaux. Les Mondes imaginaires invite à l’exploration au fil d’un voyage onirique conçu comme une histoire en plusieurs chapitres. […] Dans son installation immersive La Famille des Hybridus, Jean-François Fourtou, artiste Carte blanche de l’exposition, présente une quinzaine de personnages mi-humains, mi-plantes, illustrant avec poésie et nostalgie des scènes de vie inspirées de la Belle Époque et projetant une image idyllique d’une humanité en symbiose avec la nature. »

Mercredi à dimanche : 11h-18h30 – Entrée libre

Espace Monte Cristo
9 rue Monte-Cristo, 75020 Paris
fondationvilladatris.fr/espace-monte-cristo

 

 


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Illustrations (recadrées) :
Œuvres présentées dans le cadre de l’exposition Feu(x) à la galerie Sabine Bayasli
© Johann Rivat

 

 

 

 

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